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Numérique

Netflix et Disney+ face au casse-tête de l’engagement

Next.ink · mis à jour il y a 24 j

Le streaming vidéo est-il à la croisée des chemins ? Plusieurs grandes plateformes cherchent en effet de nouveaux moyens de fidéliser les spectateurs qui papillonnent entre les nombreuses propositions de divertissement. La bataille pour l’attention et l’engagement des utilisateurs fait rage entre les réseaux sociaux, les jeux vidéo, YouTube, les médias en ligne… Les services […].

Concurrence du streaming

Les plateformes de streaming comme Netflix et Disney+ font face à une concurrence accrue pour capter l’attention des spectateurs. Selon Ted Sarandos, co-PDG de Netflix, la vraie rivalité ne vient pas seulement des autres services de streaming, mais aussi de l’ensemble des divertissements numériques. Il mentionne notamment la télévision traditionnelle (hertzienne ou câblée), les jeux vidéo, les réseaux sociaux et les grandes plateformes vidéo comme YouTube. Cette compétition s’intensifie car les utilisateurs ont désormais accès à une offre quasi illimitée de contenus, rendant leur fidélisation plus difficile. En début d’année, Netflix a même tenté de racheter Warner Bros. Discovery, un géant des médias, pour renforcer sa position, mais cette opération a échoué.

Baisse de l'engagement

Les plateformes de streaming constatent une diminution de l’engagement de leurs abonnés. Les spectateurs « papillonnent » entre différentes offres de divertissement, passant facilement d’une plateforme à une autre, ou se tournant vers d’autres activités comme les réseaux sociaux ou les jeux vidéo. Cette tendance s’explique par la surabondance de contenus disponibles et la facilité d’accès à ces derniers. Les abonnés peuvent ainsi abandonner une plateforme après quelques semaines d’utilisation, ce qui pousse les services comme Netflix ou Disney+ à chercher des solutions pour les retenir plus longtemps. Les augmentations de prix, de plus en plus fréquentes, rendent cette fidélisation encore plus complexe.

Stratégie du gratuit

Pour éviter que les utilisateurs ne se tournent vers d’autres divertissements, les plateformes de streaming explorent des modèles économiques alternatifs. L’un des plus répandus est l’introduction de formules financées par la publicité, comme la version « standard avec pub » de Netflix, facturée 6,99 euros par mois. Cette approche permet de proposer un tarif plus attractif, mais elle est souvent perçue comme une solution insuffisante par les abonnés, qui doivent supporter à la fois un abonnement payant et des interruptions publicitaires. D’autres services, comme Disney+, proposent également des formules similaires, mais certains utilisateurs les jugent trop chères pour le contenu offert.

Retour à la télé traditionnelle

Face à la difficulté de fidéliser les abonnés, les plateformes de streaming pourraient s’inspirer des méthodes de la télévision traditionnelle, souvent appelée « télé à papa ». Cette expression fait référence à un modèle où les programmes sont diffusés à des horaires fixes, créant une habitude chez les téléspectateurs. Contrairement au streaming, où les contenus sont disponibles à la demande, la télévision traditionnelle impose une certaine discipline de visionnage. Les plateformes pourraient ainsi tenter de recréer cette routine en proposant des événements en direct, des sorties simultanées de séries ou des contenus exclusifs à des dates précises, afin de capter à nouveau l’attention des spectateurs.

Ce que ça pourrait changer

Les utilisateurs réagissent différemment aux nouvelles stratégies des plateformes. Certains acceptent les formules avec publicité, comme pour **YouTube** ou **Deezer**, où le service est gratuit en échange de pauses publicitaires. D’autres, comme l’auteure du commentaire cité dans l’article, refusent catégoriquement de payer pour un service qui inclut déjà des publicités. Cette formule est perçue comme une double peine : l’abonné paie pour un abonnement tout en subissant des interruptions commerciales. Les plateformes doivent donc trouver un équilibre entre rentabilité et satisfaction des utilisateurs pour éviter une perte massive d’abonnés.

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