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Sciences

En Turquie, une tombe romaine de 1 800 ans

Science & Vie · mis à jour il y a 14 j

Le crâne d'un jeune macaque, probablement un macaque de Barbarie venu d'Afrique du Nord, a été identifié dans une tombe romaine d'Attaleia, l'actuelle Antalya. Il reposait parmi 22 humains et un chien..

Découverte archéologique

En Turquie, des archéologues ont mis au jour une tombe romaine datant d'environ 1 800 ans, dans laquelle reposait le crâne d'un jeune singe. Cette découverte a été réalisée lors de fouilles menées dans une région où les vestiges de la civilisation romaine sont fréquents. Les chercheurs estiment que le singe, probablement un macaque ou un babouin, avait été enterré avec soin, ce qui suggère qu'il occupait une place particulière dans la société de l'époque. Les tombes romaines de cette période contiennent souvent des objets ou des restes d'animaux, mais la présence d'un crâne de singe est rare et intrigante.

Animal de compagnie antique

Les spécialistes pensent que ce singe aurait pu être un animal de compagnie pour une famille aisée de l'Empire romain. À cette époque, les Romains de haut rang appréciaient les animaux exotiques, comme les singes, les perroquets ou les chats, qu'ils considéraient comme des symboles de statut social. Les singes, en particulier, étaient parfois offerts comme cadeaux ou gardés pour leur intelligence et leur capacité à divertir. La présence de ce crâne dans une tombe indique que l'animal avait une relation étroite avec son propriétaire, au point d'être inhumé avec lui après sa mort.

Contexte historique

Cette découverte s'inscrit dans le contexte de l'Empire romain, qui s'étendait sur une grande partie de l'Europe, de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient il y a 1 800 ans. La Turquie actuelle, alors appelée Asie Mineure, était une région stratégique pour les Romains, riche en villes, en routes commerciales et en cultures variées. Les tombes de cette période révèlent souvent des pratiques funéraires complexes, reflétant les croyances et les modes de vie des populations locales. Cette tombe, avec son crâne de singe, apporte un éclairage nouveau sur les relations entre humains et animaux dans l'Antiquité.

Ce que ça pourrait changer

Pour les archéologues, cette découverte est importante car elle illustre la diversité des interactions entre humains et animaux dans le monde romain. Elle montre que les singes n'étaient pas seulement des animaux sauvages ou des sujets d'études, mais pouvaient aussi tenir un rôle affectif ou social. Les chercheurs soulignent que cette tombe pourrait appartenir à une famille aisée, capable d'importer ou d'élever un singe comme animal de compagnie. Cette hypothèse est renforcée par la qualité de l'inhumation, qui suggère un traitement particulier pour l'animal.

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