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Moustiques : pour protéger les enfants des piqûres, l'ANSES ne recommande que ces 3 répulsifs

Science & Vie · mis à jour il y a 14 j

Chaque été, les moustiques reviennent piquer, et les enfants comptent parmi leurs cibles favorites. Face aux nombreux produits vendus en pharmacie, les parents peinent à trier les protections utiles des simples gadgets.

ANSES et protection enfants

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) est une autorité publique française indépendante. Elle émet des recommandations scientifiques pour protéger la santé des populations. Dans ce contexte, elle a publié des conseils spécifiques pour protéger les enfants des piqûres de moustiques, un enjeu de santé publique en période estivale. Les moustiques peuvent transmettre des maladies comme la dengue, le chikungunya ou le virus West Nile, dont les enfants sont particulièrement vulnérables. L'ANSES souligne l'importance d'utiliser des répulsifs adaptés pour limiter les risques, tout en insistant sur la nécessité d'éviter les produits non recommandés, potentiellement inefficaces ou dangereux pour les plus jeunes.

Trois répulsifs validés

L'ANSES recommande uniquement trois types de répulsifs pour protéger les enfants des piqûres de moustiques. Ces produits contiennent des substances actives spécifiques, dont l'efficacité et la sécurité ont été évaluées par des experts. Les trois répulsifs autorisés sont à base de DEET (N,N-Diéthyl-m-toluamide), d'icaridine (ou picaridine) ou d'IR3535 (ou ethyl butylacetylaminopropionate). Le DEET est un composé chimique utilisé depuis les années 1950 comme répulsif contre les insectes. L'icaridine, d'origine synthétique, est souvent perçue comme moins irritante pour la peau. L'IR3535, développé dans les années 1970, est une alternative plus douce, mais son efficacité peut varier selon les espèces de moustiques. Ces produits doivent être appliqués sur la peau exposée, en respectant les doses et les précautions d'emploi indiquées sur l'emballage.

Risques des produits non recommandés

L'ANSES met en garde contre l'utilisation de répulsifs non recommandés pour les enfants, car certains peuvent présenter des risques pour leur santé. Par exemple, les produits à base de citriodiol (ou p-menthane-3,8-diol), bien que naturels, ne sont pas validés pour les jeunes enfants en raison d'un manque de données sur leur innocuité. De même, les huiles essentielles, comme celles d'eucalyptus citronné ou de lavande, ne sont pas considérées comme des alternatives sûres par l'agence. Ces produits peuvent provoquer des irritations cutanées, des allergies ou, dans certains cas, être inefficaces contre les moustiques. L'ANSES rappelle que les répulsifs doivent être utilisés avec précaution, en évitant notamment le visage et les mains des enfants pour limiter les risques d'ingestion accidentelle.

Ce que ça pourrait changer

Pour renforcer la protection des enfants contre les piqûres de moustiques, l'ANSES recommande des mesures complémentaires aux répulsifs. Il est conseillé de privilégier les vêtements longs et clairs, car les moustiques sont attirés par les couleurs sombres. L'utilisation de moustiquaires, notamment pour les berceaux et les poussettes, est également encouragée. Éviter les zones humides ou les heures d'activité des moustiques (aube et crépuscule) permet de réduire les risques de piqûres. Enfin, l'agence rappelle l'importance de consulter un médecin en cas de réaction allergique ou de symptômes inhabituels après une piqûre, afin d'écarter tout risque de transmission de maladies vectorielles.

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