Mark Carney veut que l’Alberta reste au Canada, mais s’oppose aux 9 autres questions
Le premier ministre est à Calgary jeudi, et se rendra à Red Deer et Edmonton vendredi..
Le 19 octobre 2026, les habitants de l'Alberta, une province canadienne, seront appelés à voter lors d'un référendum, c'est-à-dire une consultation populaire où ils devront répondre à plusieurs questions posées par le gouvernement provincial. Parmi ces questions, la principale porte sur l'avenir de l'Alberta au sein du Canada : les électeurs devront se prononcer sur le maintien ou non de la province dans le pays. Ce référendum est organisé par le gouvernement de l'Alberta, dirigé par la première ministre Danielle Smith, qui milite pour une plus grande autonomie de la province. Les résultats de ce vote pourraient avoir des conséquences majeures sur les relations entre l'Alberta et le reste du Canada.
Mark Carney, premier ministre du Canada, a pris position publiquement en faveur du maintien de l'Alberta dans le pays. Il s'est rendu en Alberta pour soutenir cette cause et a rencontré des militants fédéralistes, c'est-à-dire des personnes qui défendent l'unité du Canada. Cependant, il s'est aussi opposé aux neuf autres questions posées lors du référendum. Ces neuf questions concernent des sujets variés, comme un resserrement des politiques migratoires au niveau provincial ou des changements constitutionnels, c'est-à-dire des modifications des règles fondamentales qui organisent le fonctionnement du pays. Mark Carney a lancé une campagne intitulée No to the nine (non aux neuf questions) pour encourager les Albertains à rejeter ces propositions.
Les neuf questions du référendum albertain abordent des thèmes sensibles pour la province. Parmi elles, certaines proposent de renforcer les pouvoirs de l'Alberta en matière de politiques migratoires, c'est-à-dire de contrôle de l'immigration, ou de modifier la Constitution canadienne pour donner plus d'autonomie à la province. Ces questions reflètent les tensions entre l'Alberta et le gouvernement fédéral, qui gère ces politiques au niveau national. Danielle Smith, la première ministre albertaine, fait campagne depuis des mois pour inciter les électeurs à voter oui à ces neuf questions, tandis que Mark Carney, en tant que premier ministre fédéral, les soutient de voter non.
Mark Carney a souligné l'importance de la participation des Albertains au référendum, en insistant sur le fait que ce vote est crucial pour l'unité du Canada. Il a rappelé aux électeurs que les sondages ne remplacent pas le vote réel et que chaque voix compte. Il a aussi appelé les indécis à se mobiliser, en déclarant que le monde est actuellement très divisé et que l'unité du pays est plus importante que jamais. Pour marquer son engagement, il participera à un rassemblement fédéraliste à Calgary le 15 octobre 2026, puis se rendra à Red Deer et Edmonton les jours suivants pour continuer à soutenir la cause.
À ce stade, la première ministre albertaine Danielle Smith n'a pas encore réagi publiquement aux déclarations de Mark Carney. Le référendum est un événement politique majeur pour l'Alberta et le Canada, car il pourrait redéfinir les relations entre la province et le gouvernement fédéral. Les résultats, attendus après le 19 octobre 2026, pourraient influencer les politiques futures en matière d'autonomie provinciale, de migration et de Constitution. Les Albertains sont donc appelés à voter en tenant compte de ces enjeux, tout en se souvenant que leur choix aura des répercussions bien au-delà des frontières de la province.

