Notre test du monumental Fire Emblem: Fortune’s Weaves, le grand jeu de la Switch 2
On l’espérait et on croisait les doigts très fort pour que Fire Emblem: Fortune’s Weave soit un très grand cru dans la saga. Pour marquer son arrivée sur Switch 2, la licence s’offre un épisode luxueux, plein à craquer, et à la hauteur de l’aura de la saga..
Le jeu Fire Emblem: Fortune’s Weave est le 18e opus de la série principale, sorti le 17 septembre 2026 en exclusivité sur la console Switch 2 de Nintendo. Il succède à Fire Emblem Engage et marque l’arrivée de la saga sur cette nouvelle plateforme. Ce titre est présenté comme un épisode ambitieux, combinant une narration complexe, des graphismes soignés et une durée de jeu importante, estimée à plus de 50 heures. L’histoire se déroule dans l’Empire de Dagda, sur un continent séparé de Fódlan par la mer, et alterne entre deux époques : 1449, où quatre héros participent à un tournoi appelé les « Jeux Héroïques », et cinq ans plus tard, après la résurrection du dieu démon Balor.
L’intrigue de Fortune’s Weave est qualifiée de « choral » en raison du nombre élevé de personnages importants, d’intrigues et de sous-intrigues qui s’entrecroisent. Le jeu propose plusieurs parcours scénaristiques et de nombreux embranchements narratifs, ce qui en fait un titre particulièrement dense. L’histoire suit quatre protagonistes principaux, chacun avec ses propres objectifs : Cai veut libérer son père, Leda cherche à venger son peuple, Dietrich aspire à devenir le plus fort, et Theodora souhaite protéger son royaume. Le jeu explore des thèmes comme la vengeance, la rédemption et l’épopée à travers le temps, avec une ambiance unique mêlant différents genres.
Les graphismes de Fortune’s Weave sont décrits comme magnifiques et fluides, avec une direction artistique soignée qui adopte une esthétique colorée, élégante et généreuse. Les personnages, conçus avec un grand soin, sont charismatiques, et les méchants ont des apparences marquées. Le casting vocal, disponible en japonais et en anglais, contribue à donner vie à l’ensemble. La mise en scène, notamment lors des scènes cinématiques et des interactions entre personnages, est saluée pour son réalisme et son attention aux détails. Le jeu évite l’ennui grâce à une narration dynamique et des dialogues bien écrits.
Le gameplay de Fortune’s Weave repose sur un système tactique au tour par tour, typique de la série Fire Emblem. Le joueur déplace ses unités sur une carte quadrillée, en tenant compte des forces et des faiblesses de chaque classe (épéiste, archer, mage, etc.). Les combats exigent une réflexion stratégique, notamment pour le placement des unités et l’exploitation des capacités de chaque personnage. Le jeu introduit également une composante de « temps libre » entre les batailles, où le joueur peut explorer la carte, recruter des personnages, améliorer ses unités ou gérer son calendrier. Cette partie est essentielle pour préparer les affrontements à venir.
Le jeu est réputé pour sa complexité, avec un tutoriel très long et dense qui peut intimider les nouveaux joueurs. Fortune’s Weave empile plusieurs systèmes (gestion du temps, recrutement, équipement, progression des classes) et exige une bonne compréhension de ses mécaniques pour en tirer pleinement profit. Les premières heures sont particulièrement chargées en informations, mais cette complexité devient progressivement une force. Le jeu propose également un mode de combat automatique, permettant de déléguer les affrontements une fois l’équipe bien constituée. Cependant, la permadeath (mort permanente des personnages) perd un peu de son impact, car les personnages principaux décédés restent présents dans le récit et les phases de temps libre.
La permadeath est une mécanique emblématique de la série Fire Emblem : si un personnage meurt au combat, il est définitivement perdu pour le reste de l’aventure. Dans Fortune’s Weave, cette règle est atténuée car les personnages principaux décédés continuent d’apparaître dans les phases de temps libre, bien qu’ils ne puissent plus combattre. Le jeu introduit aussi des Bénédictions de Fortuna, des capacités spéciales (comme une attaque ou une défense augmentée) que le joueur peut obtenir en progressant dans le temple. Ces mécaniques ajoutent une couche de profondeur stratégique, tout en offrant des outils pour faciliter les combats.
Parmi les points forts de Fortune’s Weave, on note des graphismes magnifiques et fluides, une histoire prenante avec des personnages attachants, et un contenu très riche (plus de 50 heures de jeu). Le jeu est également salué pour sa mise en scène soignée et sa narration complexe. En revanche, les points faibles incluent un tutoriel très long et complexe, une courbe d’apprentissage abrupte, et une permadeath dont l’impact est réduit. Le jeu demande également un investissement en temps important, tant pour maîtriser ses mécaniques que pour progresser dans l’histoire.
*Fire Emblem: Fortune’s Weave* est noté 9/10 par le testeur, qui le décrit comme l’un des plus beaux jeux de la *Switch 2* en attendant des titres comme *Zelda: Ocarina of Time*. Le jeu est présenté comme un épisode luxueux, épique et chaleureux, qui ne fait rien à moitié. Il combine une narration riche, des graphismes soignés et un gameplay tactique exigeant, le tout dans un univers cohérent et immersif. Malgré sa complexité, il offre une expérience gratifiante pour les joueurs prêts à s’investir, avec une durée de jeu importante et une grande variété de contenus à explorer.

