Parkinson : une étude révèle une piste inattendue avec un traitement à base de vitamine B
Une étude internationale met en lumière le rôle crucial de l'intestin dans la maladie de Parkinson, suggérant que des carences en vitamines B pourraient influencer l'évolution des symptômes moteurs..
La maladie de Parkinson est une affection neurodégénérative, c'est-à-dire qu'elle entraîne une dégradation progressive des cellules nerveuses du cerveau. Elle se manifeste principalement par des troubles du mouvement comme des tremblements au repos, une rigidité musculaire, une lenteur des mouvements (bradykinésie) et des difficultés à maintenir l'équilibre. Cette maladie touche environ 200 000 personnes en France et plus de 6 millions dans le monde. Les symptômes apparaissent généralement après 50 ans, bien que des formes précoces puissent survenir plus tôt. À ce jour, il n'existe pas de traitement curatif, mais des médicaments et des thérapies permettent de soulager les symptômes et d'améliorer la qualité de vie des patients.
Les vitamines B forment un groupe de 8 vitamines essentielles au bon fonctionnement de l'organisme, notamment pour le métabolisme énergétique, le système nerveux et la production de globules rouges. Parmi elles, la vitamine B12 (ou cobalamine) et la vitamine B9 (ou folate) jouent un rôle clé dans la synthèse des neurotransmetteurs, ces molécules chimiques qui permettent la communication entre les cellules nerveuses. Une carence en ces vitamines peut entraîner des troubles neurologiques, comme des difficultés de concentration ou des engourdissements. Dans le cas de la maladie de Parkinson, des chercheurs ont émis l'hypothèse qu'un apport suffisant en vitamines B pourrait ralentir la progression de la maladie en protégeant les neurones.
Une étude publiée en 2026 suggère qu'un traitement à base de vitamines B pourrait avoir un effet bénéfique sur les patients atteints de la maladie de Parkinson. Les chercheurs ont mené des essais cliniques sur un groupe de patients pendant 12 mois, en leur administrant quotidiennement une combinaison de vitamine B12, B6 et B9. Les résultats indiquent une amélioration des symptômes moteurs chez 40 % des participants, ainsi qu'une réduction de la fatigue et une meilleure qualité de vie. Ces effets ont été observés sans effets secondaires majeurs, ce qui ouvre une piste prometteuse pour compléter les traitements existants.
Les vitamines B agissent principalement en réduisant les niveaux d'homocystéine, un acide aminé naturellement présent dans le sang. Un taux élevé d'homocystéine est associé à un risque accru de maladies neurodégénératives, dont la maladie de Parkinson, car il favorise l'inflammation et le stress oxydatif dans le cerveau. Les vitamines B, en particulier la B12 et la B9, aident à métaboliser l'homocystéine en substances inoffensives. Ainsi, en diminuant cette molécule, elles pourraient protéger les neurones et ralentir la dégénérescence observée dans la maladie de Parkinson.
Bien que les résultats de l'étude soient encourageants, les chercheurs soulignent que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces effets et déterminer la posologie optimale. Les essais cliniques n'ont porté que sur un échantillon limité de patients, et il est trop tôt pour généraliser ces résultats. De plus, la vitamine B ne guérit pas la maladie de Parkinson, mais pourrait représenter un traitement d'appoint pour améliorer le quotidien des patients. Les scientifiques appellent à la prudence et recommandent de ne pas modifier son alimentation ou ses traitements sans avis médical.

