Emmanuel Macron vante le "goût du risque et de l'avenir" des entrepreneurs
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Emmanuel Macron a prononcé son dernier discours en tant que président de la République française lors de l'événement annuel BIG, organisé par Bpifrance, une institution publique française dédiée au financement et au soutien des entreprises innovantes. BIG est un rassemblement européen qui met en avant les entrepreneurs et l'innovation. Lors de cette intervention, Macron a souligné l'importance du goût du risque et de la vision d'avenir chez les entrepreneurs, affirmant que ces qualités avaient transformé le paysage économique français en dix ans. Il a également insisté sur la nécessité de moderniser la France, malgré les défis persistants.
Macron a critiqué les élites politiques, économiques et les grands groupes qui, selon lui, cèdent au défaitisme en imaginant un avenir sombre. Il a affirmé que cette attitude revenait à abandonner avant même d'avoir combattu, et que ceux qui adoptent cette posture avaient déjà perdu. Pour illustrer son propos, il a cité des exemples concrets comme les start-up et les entreprises de taille intermédiaire (ETI), des structures économiques françaises souvent présentées comme des moteurs d'innovation. Il a encouragé à croire en demain plutôt qu'à se résigner face aux difficultés.
Le président sortant a dressé un bilan de ses dix années de mandat en mettant en avant plusieurs réalisations économiques et sociales. Il a évoqué un modèle énergétique fort, présenté comme le plus décarboné d'Europe, ce qui signifie qu'il produit moins d'émissions de CO₂ que les autres pays européens. Il a également souligné la création de plus de 2,5 millions d'emplois depuis 2017, ainsi que la position de la France comme leader européen dans la création de start-up et de data centers, des centres de stockage et de traitement de données numériques. Pour Macron, ces investissements démontrent une confiance dans l'avenir.
Malgré ces avancées, Macron a reconnu certaines faiblesses structurelles de la France. Il a cité les finances publiques, qui désignent l'ensemble des revenus et des dépenses de l'État, ainsi que le modèle social, qui n'est pas suffisamment financé. Selon lui, ces problèmes ne doivent pas conduire à un renoncement, mais plutôt à une volonté de se battre pour moderniser le pays. Il a rappelé que la France, comme d'autres nations vieillissantes, peut transformer ce défi démographique en une opportunité. Il a conclu en affirmant qu'il fallait repartir avec énergie et conviction.
Macron a évoqué la suspension de la réforme des retraites, un projet emblématique visant à modifier le système de retraite français. Cette réforme, très controversée, a été reportée sine die en raison des mobilisations sociales. Le président a reconnu que toutes les batailles n'avaient pas été gagnées, mais a réaffirmé la nécessité de poursuivre les efforts pour moderniser le pays. Il a souligné que la France devait continuer à se battre pour rester compétitive et attractive, malgré les défis.
Lors de son discours, Macron n'a pas fait référence aux manifestations organisées par des lycéens le même jour, ni à l'appel à une nouvelle journée de mobilisation prévue le 13 octobre. Il a simplement reconnu que le contexte international était marqué par un *retour des crises en Europe*, sans préciser davantage. Cette omission suggère une volonté de se concentrer sur son bilan économique plutôt que sur les tensions sociales en cours.

