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Généraliste

À la mi-campagne, Fréchette fouette ses troupes en misant sur l’« autonomie »

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 7 j

« Le Québec peut prendre sa place dans le Canada sans jamais renoncer à son identité », a plaidé la caquiste..

Discours de mi-campagne

Christine Fréchette, cheffe du parti Coalition Avenir Québec (CAQ), a prononcé un discours de mi-campagne le 13 septembre 2026 à Kingsey Falls, dans la région du Centre-du-Québec. Cet événement a réuni une centaine de candidats caquistes et militants, qui l’ont accueillie sous des applaudissements. Ce discours s’inscrit dans le cadre de la 18e journée d’une campagne électorale comptant 39 jours au total. Fréchette y a présenté sa vision de l’autonomie du Québec, un thème central de sa campagne, en réponse à des défis économiques et politiques actuels.

L’autonomie comme pilier

Fréchette a insisté sur l’importance de l’autonomie du Québec, un concept qu’elle définit comme la capacité de la province à prendre ses propres décisions dans des domaines relevant de ses compétences, sans ingérence extérieure. Elle a évoqué des mesures passées comme la loi 21 sur la laïcité, adoptée par la CAQ, comme des exemples concrets renforçant cette autonomie. Selon elle, cette autonomie est aujourd’hui menacée par une guerre commerciale avec les États-Unis, dirigée par le président américain Donald Trump. Fréchette a souligné que cette situation met en péril non seulement l’économie québécoise, mais aussi des aspects culturels comme la langue, l’identité et l’autonomie alimentaire.

Troisième voie nationaliste

Fréchette a défendu une position qu’elle qualifie de troisième voie, ni fédéraliste ni souverainiste, mais autonomiste. Elle a affirmé que le Québec peut affirmer son identité et prendre sa place au sein du Canada tout en protégeant ses compétences et ses lois nationales. Elle a critiqué les deux autres grands partis québécois : le Parti libéral du Québec (PLQ), qu’elle accuse de résignation face aux défis nationaux, et le Parti québécois (PQ), qu’elle accuse de reporter indéfiniment l’action en attendant un référendum sur l’indépendance. Elle a conclu en appelant ses partisans à une mobilisation pour une troisième victoire électorale de la CAQ.

Contexte politique actuel

Selon les dernières projections de l’agrégateur de sondages Qc125, publiées le 13 septembre 2026, la CAQ obtiendrait 24 % des suffrages, derrière le Parti québécois (29 %) mais devant le Parti libéral du Québec (21 %), le Parti conservateur du Québec (15 %) et Québec solidaire (10 %). Fréchette a reconnu que cette victoire n’est pas encore acquise et a appelé à une mobilisation accrue des électeurs. Son discours s’inscrit dans un contexte où les partis politiques québécois cherchent à se différencier sur la question de l’autonomie et de l’identité nationale, dans un environnement économique marqué par les tensions commerciales internationales.

Ce que ça pourrait changer

Fréchette a expliqué que la guerre commerciale avec les États-Unis menace l’économie québécoise, notamment en rendant les entreprises locales plus vulnérables. Pour y faire face, elle a proposé de diversifier les exportations afin de réduire la dépendance du Québec envers le marché américain. Elle a également évoqué la nécessité de se doter de nouveaux outils pour renforcer l’autonomie économique de la province. Ces propositions s’ajoutent à des mesures déjà mises en place par la CAQ, comme la loi 21, qui visent à protéger l’identité et les valeurs québécoises face à des pressions extérieures.

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