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La GRC effectue une perquisition chez Lion Électrique

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 15 j

Le corps policier mène une enquête depuis plusieurs mois; il s'intéresse au carnet de commandes de Lion..

Perquisition par la GRC

La Gendarmerie royale du Canada, souvent abrégée en GRC, est la police fédérale du Canada. Elle est chargée d’enquêter sur des infractions criminelles à l’échelle nationale. Le 11 juillet 2025, la GRC a mené une perquisition dans les locaux d’Autobus Lion, une entreprise québécoise spécialisée dans la fabrication de camions et d’autobus électriques, située à Saint-Jérôme dans les Laurentides. Une perquisition consiste en une visite officielle des autorités dans des locaux privés ou professionnels, souvent dans le cadre d’une enquête judiciaire. Cette opération a été réalisée en lien avec l’ancienne version de l’entreprise, avant sa faillite et sa relance sous une nouvelle structure. La GRC n’a pas précisé les motifs exacts de cette perquisition, mais elle s’inscrit dans une enquête plus large ouverte en 2025.

Enquête sur le carnet de commandes

Dès juillet 2025, des médias comme Radio-Canada ont révélé que la GRC enquêtait sur Lion Électrique, une entreprise québécoise fabriquant des véhicules électriques. Les enquêteurs s’intéressaient particulièrement au carnet de commandes, un document qui recense les contrats signés par une entreprise avec ses clients pour des livraisons futures. À cette époque, Lion Électrique produisait des camions et des autobus électriques. Les policiers ont interrogé des investisseurs et d’anciens employés pour comprendre si des irrégularités avaient eu lieu dans la gestion de ces commandes. Cette enquête visait à vérifier si l’entreprise avait pu tromper ses partenaires ou le public sur l’ampleur réelle de ses engagements commerciaux.

Accusations d’exagération

En janvier 2026, une enquête de Radio-Canada a révélé que plus de 700 investisseurs accusaient Lion Électrique d’avoir exagéré l’ampleur de son carnet de commandes. Cela signifie que l’entreprise aurait pu surévaluer le nombre ou la valeur des contrats qu’elle prétendait avoir obtenus, donnant une image fausse de sa santé financière et de son activité. Cette pratique, si elle est avérée, peut être considérée comme une fraude, car elle induit en erreur les investisseurs, les partenaires et les créanciers. Les conséquences de ces accusations ont contribué à la dégradation de la situation financière de l’entreprise, menant à sa faillite.

Ce que ça pourrait changer

En décembre 2025, Lion Électrique s’est placée sous la protection de ses créanciers, une procédure légale appelée **faillite**. Cette décision permet à une entreprise en difficulté financière de suspendre temporairement le paiement de ses dettes pour éviter une liquidation immédiate. À ce moment-là, la dette de Lion Électrique s’élevait à 400 millions de dollars, une somme colossale qui illustre l’ampleur de ses difficultés économiques. Parmi les créanciers figuraient plusieurs institutions, dont le gouvernement du Québec, qui a perdu à lui seul 140 millions de dollars dans cette affaire. Cette faillite a marqué la fin de la première version de l’entreprise, avant sa relance sous une nouvelle structure.

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