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Environnement

Lama, poneys

Reporterre · mis à jour il y a 13 j

Chèvres, lama, poneys... Le temps d'une journée, une ferme a été recréée à Bagnolet, en Seine-Saint-Denis, en plein cœur d'un quartier populaire.

Fermes urbaines en hausse

Dans plusieurs villes françaises, des projets d'agriculture urbaine voient le jour pour rapprocher la production alimentaire des habitants. Ces initiatives, souvent portées par des associations ou des collectifs citoyens, transforment des espaces vacants ou des cours d'immeubles en microfermes. Ces dernières intègrent des animaux comme des lamas, des poneys ou des chèvres, non seulement pour leur rôle agricole, mais aussi pour leur aspect pédagogique et thérapeutique. Par exemple, à Paris, Lyon ou Bordeaux, des programmes similaires ont été lancés ces cinq dernières années, avec un engouement croissant depuis 2020. Ces projets s'inscrivent dans une volonté de réduire l'empreinte carbone liée au transport des aliments et de recréer du lien social dans les quartiers urbains.

Animaux en milieu urbain

Les animaux comme les lamas, poneys ou chèvres sont utilisés dans ces microfermes pour plusieurs raisons. D'abord, ils participent à l'entretien des espaces verts en broutant l'herbe, limitant ainsi l'usage de machines polluantes. Ensuite, leur présence favorise les interactions humaines, notamment avec les enfants, ce qui en fait des outils de médiation sociale et éducative. Par exemple, des séances de soins ou d'alimentation des animaux sont organisées pour les résidents des immeubles voisins. Ces pratiques s'appuient sur des études montrant que le contact avec les animaux réduit le stress et améliore le bien-être. Les animaux sont choisis pour leur adaptabilité à un environnement urbain et leur capacité à coexister avec les humains.

Acteurs et financement

Ces projets sont souvent portés par des associations locales, des collectivités ou des entreprises sociales et solidaires. Par exemple, l'association Ferme d'à Côté à Paris a lancé un programme en 2021 avec un budget de 50 000 €, financé en partie par des subventions municipales et des dons. Les municipalités jouent un rôle clé en mettant à disposition des terrains ou en soutenant financièrement ces initiatives. Certaines entreprises, comme des supermarchés ou des fondations, apportent aussi leur contribution via des mécénats. Ces partenariats permettent de couvrir les coûts liés à l'achat des animaux, à leur entretien et à l'animation des activités auprès des habitants.

Impact environnemental

Les microfermes urbaines contribuent à réduire l'impact écologique de l'alimentation en limitant les distances parcourues par les produits frais. Par exemple, une étude menée à Lyon en 2022 a montré qu'une microferme urbaine pouvait produire jusqu'à 2 tonnes de légumes par an sur une surface de 500 m², tout en réduisant de 30 % les émissions de CO₂ liées à leur transport. De plus, ces projets favorisent la biodiversité en créant des espaces verts et en évitant l'usage de pesticides. Les animaux, comme les chèvres, participent aussi à la gestion des déchets verts en les transformant en compost. Ces initiatives s'inscrivent dans une démarche d'économie circulaire, où les ressources locales sont optimisées.

Ce que ça pourrait changer

Malgré leurs avantages, ces projets rencontrent des défis majeurs. Le principal est la réglementation, souvent floue ou restrictive, notamment en matière d'élevage en milieu urbain. Par exemple, certaines villes interdisent la présence d'animaux comme les lamas ou les poneys dans les espaces publics sans autorisation spécifique. Un autre défi est la pérennité financière, car ces initiatives dépendent souvent de subventions temporaires. Enfin, l'acceptation des riverains n'est pas toujours garantie, certains craignant les nuisances (odeurs, bruits) ou les risques sanitaires. Ces obstacles nécessitent un dialogue constant avec les municipalités et les habitants pour adapter les projets.

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