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Généraliste

Duhaime se défend de museler ses députés

Le Devoir · mis à jour il y a 28 j

Les partisans conservateurs ne sont pas «tribaux», a-t-il aussi répliqué au maire de Québec, Bruno Marchand..

Premier caucus du PCQ

Le Parti conservateur du Québec (PCQ) a tenu son premier caucus à Québec le 8 octobre 2026, réunissant ses 19 nouveaux députés élus lors des élections du 6 octobre. Seuls le chef Éric Duhaime et la députée Maïté Blanchette Vézina ont accordé des entretiens aux médias, tandis que les 17 autres élus sont restés inaccessibles. Duhaime a justifié cette approche en expliquant que le parti souhaitait d'abord se concentrer sur la préparation du travail parlementaire plutôt que de multiplier les conférences de presse. Il a également rappelé que les députés avaient été très accessibles pendant la campagne électorale et le soir des élections. Le caucus s'est déroulé dans une salle de l'hôtel Hilton de Québec, et les journalistes n'ont été informés du lieu qu'à la dernière minute, ce qui a limité leurs possibilités d'interviewer les députés à leur arrivée ou à leur départ.

Accès aux médias

Éric Duhaime a été interrogé sur la liberté de parole de ses députés face aux médias une fois au Parlement. Il n'a pas donné de réponse claire, se contentant d'insister sur l'importance de la cohésion d'équipe et du travail collectif. Il a mentionné que l'objectif était de s'assurer que tout se fasse en équipe, sans préciser si les députés pourraient s'exprimer librement sans l'autorisation du chef. Maïté Blanchette Vézina, qui supervise la formation des nouveaux élus, a été désignée comme leader parlementaire du parti. Parmi les 19 députés, seule Caroline Simard, élue dans Charlevoix–Côte-de-Beaupré, avait déjà siégé à l'Assemblée nationale sous la bannière libérale entre 2014 et 2018. Ce caucus marque donc le début d'une nouvelle dynamique politique au Québec, avec un parti conservateur qui cherche à s'imposer dans un contexte de gouvernement minoritaire.

Projets de transport

Éric Duhaime a indiqué qu'il ne bloquerait pas systématiquement l'agenda législatif du gouvernement minoritaire de François Legault (Coalition Avenir Québec), même s'il ne partage pas ses positions sur deux grands projets de transport à Québec : le tramway et le troisième lien. Il a précisé que son parti, avec 19 députés sur 127 à l'Assemblée nationale, ne pourrait techniquement pas imposer l'abandon de ces projets. Cependant, il pourrait utiliser son influence pour négocier des conditions, comme un moratoire sur le tramway ou son abandon si les coûts dépassent un certain seuil. Les dernières estimations évoquaient un coût de 7,6 milliards de dollars pour le tramway, mais Duhaime a critiqué ces chiffres, affirmant que le projet n'était pas viable sans une évaluation claire des dépenses. Ces déclarations s'inscrivent dans un contexte de tensions entre Duhaime et le maire de Québec, Bruno Marchand, qui soutient ces projets.

Conflit avec Marchand

Les relations entre Éric Duhaime et le maire de Québec, Bruno Marchand, se sont fortement dégradées depuis les élections. Marchand a critiqué Duhaime pour son opposition au tramway, qualifiant ses partisans de tribu. Duhaime a réagi en défendant ses électeurs, soulignant que près de 900 000 Québécois avaient voté pour son parti et qu'ils ne pouvaient être qualifiés ainsi. Cette polémique illustre les divergences politiques entre les deux hommes, notamment sur les grands projets d'infrastructure à Québec. Duhaime a également évoqué une possible stratégie de division de la part d'Elon Musk, qui avait récemment exprimé son soutien à l'indépendance du Québec, une prise de position que Duhaime a qualifiée d'ingérence étrangère inacceptable.

Ce que ça pourrait changer

Éric Duhaime a vivement réagi aux propos d'Elon Musk, milliardaire américain et PDG de Tesla et SpaceX, qui avait déclaré soutenir l'indépendance du Québec. Duhaime a estimé que cette prise de position était inappropriée, affirmant que ce n'était pas aux Américains de dicter aux Québécois comment voter ou quelle voie choisir pour leur avenir. Il a ajouté que le Canada restait le principal partenaire économique du Québec et que les déclarations de Musk pourraient être une tentative de diviser la population québécoise. Cette réaction reflète la sensibilité du chef conservateur aux questions de souveraineté et d'influence étrangère dans les affaires internes du Québec.

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