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Géopolitique

Le site de réservation d’hébergements Booking.com visé par une enquête de la Commission européenne

Courrier International · mis à jour il y a 15 j

Mercredi 21 octobre, l’exécutif européen a annoncé l’ouverture d’une enquête visant le site de réservation d’hébergements Booking.com. La Commission souhaite notamment vérifier que ce dernier prenne des mesures suffisantes contre la fraude et les escroqueries en ligne..

Enquête de l'UE

La Commission européenne a lancé une enquête officielle contre Booking.com le 21 octobre 2026. Cette procédure vise à vérifier si le site de réservation d'hébergements prend suffisamment de mesures pour lutter contre la fraude et les escroqueries en ligne. Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive de la Commission chargée de la Souveraineté technologique, de la Sécurité et de la Démocratie, a justifié cette décision en déclarant que les Européens devaient pouvoir réserver leurs vacances sans craindre d'être arnaqués. L'enquête s'inscrit dans le cadre du règlement sur les services numériques, entré en vigueur en 2024, qui permet à l'Union européenne d'infliger des amendes pouvant atteindre 6% du chiffre d'affaires annuel mondial d'une entreprise en cas de manquement.

Risques de fraude

L'enquête de la Commission européenne se concentre sur trois types de fraudes spécifiques liées à Booking.com. Premièrement, les fausses annonces concernant des logements inexistants, où des propriétaires fictifs proposent des hébergements qui n'existent pas. Deuxièmement, les logements non conformes à leur description, où les photos ou les informations ne correspondent pas à la réalité. Troisièmement, les fraudes par phishing, une technique d'escroquerie en ligne qui consiste à tromper les utilisateurs pour leur soutirer des informations personnelles ou financières. Ces pratiques peuvent entraîner des pertes financières pour les voyageurs et nuire à la réputation de Booking.com.

Annonce sponsorisées

Un autre aspect de l'enquête porte sur les annonces sponsorisées sur Booking.com. Ces annonces permettent aux hébergeurs de gagner en visibilité en payant des commissions plus élevées. La Commission européenne souhaite vérifier que ces insertions publicitaires soient clairement identifiables comme telles par les utilisateurs. L'objectif est d'éviter que les voyageurs ne confondent une annonce payante avec un résultat de recherche organique, ce qui pourrait biaiser leur choix et fausser la concurrence entre les hébergeurs.

Réponse de Booking.com

Face à l'ouverture de cette enquête, Booking.com a réagi en affirmant qu'elle comptait collaborer pleinement avec la Commission européenne. Cette déclaration vise à montrer la volonté de transparence de l'entreprise et à désamorcer toute polémique. Une amende potentielle pourrait en effet être très lourde, représentant jusqu'à 6% du chiffre d'affaires annuel mondial de Booking.com. En coopérant activement, l'entreprise espère éviter une sanction financière et préserver sa réputation auprès des utilisateurs européens.

Ce que ça pourrait changer

Cette enquête s'inscrit dans un cadre réglementaire européen plus large, le règlement sur les services numériques (ou *Digital Services Act*, DSA), entré en vigueur en 2024. Ce texte impose aux plateformes en ligne, comme Booking.com, de prendre des mesures pour limiter les contenus illégaux ou trompeurs, ainsi que pour protéger les utilisateurs contre les fraudes. Les entreprises concernées doivent également publier des rapports sur leurs efforts en matière de modération et de transparence. En cas de non-respect, la Commission européenne peut imposer des amendes pouvant aller jusqu'à 6% du chiffre d'affaires mondial.

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