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Sciences

Enregistrer le son des forêts des Andes pour mieux les conserver

Québec Science · mis à jour il y a 10 j

Chants d’oiseaux, coassements de grenouilles, stridulations d’insectes… grâce à des milliers d’heures d’enregistrements captés dans les Andes amazoniennes, des biologistes souhaitent évaluer les effets des changements climatiques sur la biodiversité et contribuer à sa conservation..

Forêts andines menacées

Dans le sud-est du Pérou, à la frontière entre les Andes et l’Amazonie, la vallée de Kosñipata abrite l’un des écosystèmes les plus riches en biodiversité au monde. Cette région se caractérise par des paysages variés selon l’altitude : en altitude, l’humidité se condense en nuages, créant une forêt de petite taille recouverte de mousses, de lichens et d’épiphytes, avec une grande quantité d’orchidées. Carla Mere Roncal, biologiste et responsable des technologies de conservation à l’Andes Amazon Fund, souligne que cette biodiversité est menacée. Les Andes Amazon Fund est une organisation à but non lucratif dont la mission est de protéger les paysages naturels riches en biodiversité des Andes et de l’Amazonie.

Sons de la forêt analysés

Pour étudier l’évolution de cette biodiversité, l’équipe de Carla Mere Roncal utilise la surveillance acoustique passive. Cette méthode consiste à enregistrer en continu les sons de l’environnement, comme les chants d’oiseaux le matin, les coassements de grenouilles ou les stridulations d’insectes la nuit. Ces enregistrements permettent de capturer des milliers d’heures de données sonores dans les forêts des Andes amazoniennes. L’objectif est d’évaluer les effets des changements climatiques sur la biodiversité locale et de contribuer à sa conservation en identifiant les espèces présentes et leurs comportements.

Technologie au service de l’écologie

La surveillance acoustique passive est une technique qui repose sur des enregistreurs automatiques placés dans la forêt. Ces appareils, souvent équipés de microphones sensibles, captent les sons ambiants sans intervention humaine. Les données recueillies sont ensuite analysées par des biologistes pour identifier les espèces animales présentes, leur abondance et leurs interactions. Cette approche permet de surveiller des zones difficiles d’accès ou étendues, comme la vallée de Kosñipata, sans perturber l’écosystème. Elle offre ainsi une méthode non invasive pour étudier la biodiversité et ses réponses aux perturbations environnementales.

Ce que ça pourrait changer

La biodiversité des *Andes* amazoniennes est confrontée à des menaces croissantes, notamment liées aux *changements climatiques*. Ces modifications de l’environnement peuvent altérer les habitats naturels, affecter les cycles de reproduction des espèces et perturber les écosystèmes. En enregistrant et en analysant les sons de la forêt, les chercheurs espèrent mieux comprendre ces impacts et adapter les stratégies de conservation. L’objectif est de préserver la richesse biologique de cette région, qui joue un rôle clé dans l’équilibre écologique des *Andes* et de l’*Amazonie*.

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