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Généraliste

Le vent conservateur balaie la grande région de Québec

Le Devoir · mis à jour 6 oct.

Les troupes d’Éric Duhaime étaient en voie de remporter une vingtaine de circonscriptions..

Victoire historique des conservateurs

Le 5 octobre 2026, le Parti conservateur du Québec (PCQ) a remporté une victoire historique en obtenant 21% des voix et 19 sièges à l'Assemblée nationale, mettant fin à 91 ans d'absence de ce parti sur la scène politique québécoise. Éric Duhaime, chef du PCQ, avait prédit dès le début de la campagne électorale que 2026 serait « l'année des conservateurs ». Cette victoire est présentée comme un changement majeur après huit ans de gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ). Le PCQ attribue son succès à une volonté de changement exprimée par plus d'un Québécois sur cinq ayant voté pour lui. Duhaime a souligné que cette victoire marque le début d'une nouvelle ère politique au Québec.

Chute de la CAQ dans la région

La grande région de Québec a été particulièrement touchée par ce « vent conservateur », balayant la CAQ dans 8 des 11 circonscriptions au nord du Saint-Laurent et dans l'ensemble des 7 circonscriptions de Chaudière-Appalaches, au sud du fleuve. Parmi les pertes notables, le chef conservateur Éric Duhaime a remporté la circonscription de Bellechasse avec 63% des voix, tandis que Karine Laflamme a battu le superministre Bernard Drainville dans Lévis avec une avance de 6 500 voix. Ces défaites ont marqué un tournant politique, notamment dans des circonscriptions traditionnellement dominées par la CAQ ou le Parti québécois (PQ).

Nouveaux visages à l'Assemblée

Le PCQ a fait élire plusieurs nouveaux députés, dont Éloïse Coulombe, 23 ans, qui devient la plus jeune députée de l'histoire du Québec, battant le record précédemment détenu par Catherine Fournier. Parmi les autres figures conservatrices élues figurent Maïté Blanchette Vézina, ancienne ministre caquiste devenue conservatrice au printemps 2026, et Karim Elayoubi, médecin élu dans Chauveau. Caroline Simard, ancienne députée libérale devenue conservatrice, a également créé la surprise en remportant Charlevoix–Côte-de-Beaupré face à un candidat péquiste pourtant donné favori. Ces victoires reflètent une dynamique de renouvellement politique porté par le PCQ.

Collaboration avec le PQ annoncée

Éric Duhaime a annoncé son intention de collaborer avec le Parti québécois (PQ), qui forme un gouvernement minoritaire après ces élections. Il a promis une opposition « constructive, mais pas complaisante », tout en traçant une ligne rouge : le référendum sur l'indépendance du Québec. Cette position vise à rassurer les électeurs tout en maintenant une fermeté sur des enjeux comme le troisième lien à l'est de Québec, un projet d'infrastructure majeur pour lequel le PCQ se présente comme le porteur de l'espoir des Québécois. Duhaime a insisté sur la nécessité de « brasser la cage des vieux partis » pour répondre aux attentes de changement de la population.

Ce que ça pourrait changer

La victoire conservatrice a été accueillie avec enthousiasme par les militants du PCQ, réunis au Centre des congrès de Lévis, où des chants comme *Na Na Hey Hey Kiss Him Goodbye* ont retenti à l'annonce de la défaite de Bernard Drainville. Les projections annonçant la déconfiture du gouvernement sortant de la CAQ ont été saluées par la foule, tandis que le chef conservateur a remercié ses partisans pour avoir « fait mentir les oiseaux de malheur ». Cette victoire est présentée comme un « début » par Duhaime, qui évoque une dynamique durable pour son parti. Les célébrations ont mis en lumière l'énergie d'une base militante fidèle, passée de 1% d'intentions de vote en 2021 à une représentation parlementaire significative en 2026.

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