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Généraliste

Un candidat républicain au Sénat appelle à la fin de la guerre commerciale avec le Canada

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 29 j

« Le Canada n’est pas notre ennemi. Nous devons mettre fin à cette guerre tarifaire », affirme Mike Rogers..

Candidat républicain change d'avis

Mike Rogers, candidat républicain au Sénat pour l'État du Michigan aux États-Unis, a récemment modifié sa position sur la guerre commerciale entre les États-Unis et le Canada. Dans une publicité diffusée le 7 octobre 2026, il appelle désormais à la fin de cette guerre tarifaire, affirmant que « le Canada n’est pas notre ennemi ». Rogers met en avant les liens économiques et culturels forts entre le Michigan et le Canada, illustrés par la présence en arrière-plan du pont Ambassador, qui relie Windsor (Ontario, Canada) à Détroit (Michigan, États-Unis). Il promet, s’il est élu sénateur, de travailler à une entente entre les deux pays pour réduire les droits de douane et faire baisser les prix, qualifiant cette priorité de « numéro 1 ». Cette prise de position marque un revirement par rapport à ses déclarations passées, où il soutenait les mesures protectionnistes de Donald Trump.

Contexte politique et tensions

Mike Rogers avait précédemment défendu les droits de douane imposés par le président américain Donald Trump, une politique commerciale visant à protéger les industries américaines en taxant les importations étrangères. Fin août 2026, il avait déclaré que Trump avait raison de vouloir « mettre l’Amérique en premier » et que ces tarifs douaniers étaient nécessaires, bien qu’ils ne résolvent pas tous les problèmes. Rogers et Trump entretiennent des liens politiques étroits depuis plusieurs années, et Trump avait apporté son soutien à la candidature de Rogers en juillet 2026. Lors d’une réaction à la nouvelle publicité de Rogers, Trump a interprété ses propos comme un appel à ce que le Canada accepte de négocier une entente commerciale avec les États-Unis. Il a également réitéré ses critiques envers le Canada, affirmant que les États-Unis n’avaient pas besoin de ce pays sur le plan commercial.

Enjeu électoral au Michigan

La course au Sénat du Michigan pour le siège laissé vacant par le départ du sénateur démocrate Gary Peters est très serrée. Les élections de mi-mandat, prévues le 3 novembre 2026, pourraient faire basculer la majorité au Sénat américain, actuellement détenue par les républicains avec 53 sièges sur 100. Mike Rogers affronte le candidat démocrate Abdul El-Sayed, qui accuse Rogers de changer de position pour des raisons électorales. El-Sayed a déclaré sur les réseaux sociaux que Rogers avait initialement soutenu la guerre tarifaire avant de faire volte-face en raison de ses mauvais résultats dans les sondages. Selon la moyenne de RealClearPolitics, El-Sayed est légèrement en avance avec 48,1 % d’intentions de vote contre 44,9 % pour Rogers. Le Michigan est particulièrement exposé aux tensions commerciales avec le Canada en raison de ses liens économiques étroits, notamment dans le secteur automobile.

Ce que ça pourrait changer

Le Michigan et le Canada, en particulier la province de l’Ontario, entretiennent des relations économiques profondes, notamment dans l’industrie automobile. Le *pont Ambassador*, qui relie Détroit à Windsor, est un symbole de ces échanges commerciaux intenses. Les droits de douane imposés par les États-Unis ont eu des répercussions sur les prix des produits échangés entre les deux pays, affectant à la fois les consommateurs et les entreprises. Rogers met en avant la nécessité de réduire ces barrières pour faire baisser les prix, une promesse qui pourrait résonner auprès des électeurs du Michigan, où l’économie est fortement intégrée à celle du Canada. Les tensions commerciales ont également été un sujet de débat lors des élections de mi-mandat, certains craignant des impacts négatifs sur l’économie locale.

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