L’Europe fait un énorme cadeau aux utilisateurs d’Android en France : Google est maintenant forcé de proposer de nouvelles fonctionnalités aux concurrents de Gemini
La Commission européenne oblige Google à ouvrir Android aux concurrents de Gemini. Cela permettra d’activer les assistants IA tiers avec la voix, et même d’utiliser ces assistants pour réaliser des actions sur les applications Android..
La Commission européenne a imposé à Google des mesures contraignantes pour limiter son avantage sur le marché de l’intelligence artificielle (IA) dans l’Union européenne. Ces décisions s’inscrivent dans le cadre du Digital Markets Act (DMA), une loi européenne visant à réguler les géants du numérique pour favoriser la concurrence. Google, qui domine le marché des smartphones avec son système d’exploitation Android, était accusé d’avantager son assistant IA Gemini au détriment de concurrents comme ChatGPT ou Claude. La Commission souhaite ainsi rééquilibrer les règles du jeu pour permettre aux petits acteurs d’émerger. Ces mesures s’appliquent spécifiquement en France et dans les autres pays de l’UE, où Android est largement utilisé.
Google doit désormais ouvrir sa plateforme Android aux assistants IA concurrents de Gemini. Concrètement, cela signifie que les utilisateurs pourront activer des assistants comme ChatGPT ou Claude directement depuis leur smartphone Android, en utilisant des commandes vocales similaires à « Hey Google ». De plus, ces assistants pourront effectuer des actions dans les applications installées sur le téléphone, comme réserver un taxi, suggérer des réponses dans une messagerie ou retrouver un lieu visité récemment. Ces nouvelles fonctionnalités seront disponibles à partir de juillet 2027, après un délai accordé à Google pour se conformer aux exigences. L’objectif est de donner plus de choix aux utilisateurs et de stimuler l’innovation dans le domaine de l’IA.
En parallèle des mesures sur Android, la Commission européenne oblige Google à partager des données de recherche anonymisées avec ses concurrents. Ces données, collectées à grande échelle par Google Search, sont normalement inaccessibles aux autres moteurs de recherche. L’UE estime que ce partage permettra aux petits acteurs de mieux rivaliser avec le géant américain. Par exemple, des entreprises comme Qwant ou Ecosia pourraient utiliser ces données pour améliorer leurs propres services. Cette décision vise à renforcer la concurrence dans le secteur des moteurs de recherche, où Google détient une part de marché dominante en Europe. Les détails techniques de ce partage ne sont pas précisés dans l’article.
Google a réagi en critiquant ces décisions, estimant qu’elles pourraient compromettre la protection de la vie privée et la sécurité des utilisateurs européens. Un représentant de l’entreprise a déclaré que les mesures ignorent les garde-fous déjà en place et pourraient nuire aux utilisateurs. De son côté, la Commission européenne défend ces choix, affirmant qu’ils permettront aux petits concurrents de rivaliser tout en protégeant la vie privée. Teresa Ribera, vice-présidente exécutive de l’UE, a souligné que ces mesures aideront à offrir plus de choix aux consommateurs. Le débat porte donc sur l’équilibre entre régulation, innovation et protection des données dans un secteur en pleine expansion.
Les mesures imposées par la Commission européenne sont juridiquement contraignantes, mais Google dispose d’un délai pour les appliquer. Les utilisateurs devraient bénéficier des nouvelles fonctionnalités sur Android à partir de *juillet 2027*. Pour les données de recherche, les détails de mise en œuvre ne sont pas précisés, mais l’objectif est de rééquilibrer rapidement le marché. Ces échéances s’inscrivent dans une dynamique plus large de l’UE pour encadrer les géants du numérique, avec des décisions similaires déjà prises contre *WhatsApp* pour l’accès à ses concurrents en matière d’IA. La Commission surveillera l’application de ces mesures pour s’assurer qu’elles produisent les effets escomptés.

