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Géopolitique

Les océans n’avaient jamais été aussi chauds pendant un mois de juillet

Courrier International · mis à jour il y a 20 j

Le mois dernier, la température moyenne de surface des océans de la planète a atteint 20,96 °C, du jamais vu en juillet jusqu’à cette année, selon le service européen de surveillance du climat Copernicus. Une conséquence du changement climatique provoqué par les activités humaines..

Record de chaleur océanique

En juillet 2026, la température moyenne de surface des océans du monde a atteint 20,96°C, un niveau jamais enregistré pour un mois de juillet. Ce record dépasse de 0,07°C le précédent maximum établi en 2023, selon le service européen Copernicus spécialisé dans la surveillance du climat. Les océans situés entre les latitudes 60° Sud et 60° Nord, appelés océans extra-polaires, ont été particulièrement touchés. Cette surchauffe s’inscrit dans une tendance plus large de réchauffement des mers, liée aux activités humaines et à l’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Rôle des océans

Les océans couvrent plus de 70 % de la surface de la Terre et jouent un rôle clé dans la régulation du climat. Ils absorbent 93 % de l’excès de chaleur généré par le soleil et stockent d’importantes quantités de dioxyde de carbone (CO₂), un gaz à effet de serre. Ce mécanisme permet de maintenir l’équilibre climatique de la planète. Cependant, les émissions de CO₂ issues de la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) perturbent ce processus. Les océans, saturés en chaleur et en carbone, perdent progressivement leur capacité à atténuer les effets du changement climatique.

Conséquences en Europe

En Europe occidentale, les températures marines de surface ont également battu des records en juillet 2026. Ces vagues de chaleur marines, qualifiées d’intenses ou extrêmes, ont affecté les écosystèmes côtiers et les communautés locales. Parallèlement, une vague de chaleur atmosphérique a frappé la région, avec une température moyenne de 21,62°C en juin et juillet, soit 2,79°C au-dessus de la moyenne des années 1991 à 2020. Ces phénomènes illustrent l’impact direct du réchauffement climatique sur les milieux naturels et humains.

Influence d'El Niño

Le phénomène climatique El Niño, caractérisé par un réchauffement anormal des eaux du Pacifique tropical, a contribué à la hausse des températures océaniques en juillet 2026. Selon Copernicus, El Niño devrait se renforcer dans les mois à venir, aggravant potentiellement la situation. Ce phénomène naturel, qui survient en moyenne tous les deux à sept ans, influence les régimes de pluie et les températures à l’échelle mondiale. Son intensification récente est souvent associée aux effets du changement climatique d’origine humaine.

Menaces sur les écosystèmes

Le réchauffement des océans menace directement les écosystèmes marins, notamment les récifs coralliens. En Australie, des images de coraux blanchis et morts, prises en avril 2024, illustrent les dégâts causés par la hausse des températures. Le blanchissement des coraux, un phénomène de stress thermique, peut entraîner leur mort si les conditions ne s’améliorent pas. Ces écosystèmes, essentiels à la biodiversité marine, protègent les côtes et fournissent des ressources alimentaires à des millions de personnes.

Ce que ça pourrait changer

Plusieurs médias et institutions scientifiques, dont *The Guardian*, *La Presse* et le consortium québécois *Ouranos*, soulignent que la surchauffe des océans est une preuve tangible du changement climatique causé par les activités humaines. *Ouranos* est un groupe de recherche canadien spécialisé dans l’étude des impacts régionaux du climat et l’adaptation aux changements. Ces experts rappellent que les océans, en stockant la chaleur et le CO₂, jouent un rôle de régulateur climatique, mais que leur capacité est désormais dépassée.

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