NapseflowNapseflow
Culture

Louis Clichy, réalisateur de « Le Corset » : « Je me suis dit que c’était mon moment »

Trois Couleurs · mis à jour il y a 21 h

Prix spécial du jury d’Un certain regard au dernier Festival de Cannes et triplement récompensé à Annecy, "Le Corset" (sortie le 14 octobre) consacre enfin Louis Clichy en solo. Derrière des airs de premier film – signé pourtant par un vétéran de Pixar, à qui l’on doit aussi déjà deux Astérix – se cache une merveille d'animation intime et rurale, dont la puissance universelle rappelle un certain "Vingt Dieux" de Louise Courvoisier.

Succès de « Le Corset »

Le film d'animation Le Corset, réalisé par Louis Clichy, a été récompensé à deux reprises : il a obtenu le prix spécial du jury dans la section Un certain regard au Festival de Cannes 2026, puis a été triplement primé au Festival d'Annecy. Sorti en salles le 14 octobre 2026, ce long-métrage marque une consécration pour Clichy, qui signe ici son premier film en solo après avoir collaboré sur des projets comme les deux derniers Astérix (2014 et 2018). Le film est salué pour son approche intime et rurale, ainsi que pour sa puissance universelle, comparée à l'œuvre Vingt Dieux de Louise Courvoisier. Il s'agit d'une animation en 2D, utilisant des techniques comme l'aquarelle, qui donne une impression de spontanéité et d'imperfection, en opposition aux courbes lisses de la 3D.

Parcours de Louis Clichy

Louis Clichy est un réalisateur français dont la carrière s'est construite autour de l'animation. Dès son enfance, il est influencé par une culture éclectique mêlant Disney et animés japonais, ce qui nourrit son désir de devenir animateur. Cependant, le chemin vers la réalisation est long : il met cinq ans à intégrer l'école des Gobelins, prestigieuse institution française dédiée aux métiers de l'image, après avoir suivi des études d'histoire. Une fois admis, il réalise en 2002 un court-métrage en 2D, Mange !, qui révèle son style : un trait épais et expressif. En 2003, son court-métrage À quoi ça sert l'amour ?, un clip animé sur une chanson d'Édith Piaf, attire l'attention de Pixar, qui l'embauche. Il y travaille comme animateur sur des films comme Wall-E et Là-haut, où il découvre une gestion collective et horizontale du travail, différente de la France.

Collaboration avec Pixar

Entre 2003 et son retour en France, Louis Clichy travaille pour Pixar, studio américain spécialisé dans l'animation 3D. Il y apprend une méthode de travail collective, où tous les animateurs ont une voix au chapitre, contrairement à la France où le réalisateur est souvent omnipotent. Cette expérience influence profondément sa vision du métier. Pixar est connu pour ses films d'animation à succès comme Toy Story ou Vice-Versa, et son approche repose sur une combinaison de technologie avancée et de narration émotionnelle. Clichy y contribue à des projets majeurs, ce qui lui permet d'acquérir une expertise reconnue dans le domaine.

Réalisations avec Astérix

De retour en France, Louis Clichy co-réalise deux films d'animation adaptés de la bande dessinée Astérix : Le Domaine des dieux (sorti en 2014) et Le Secret de la Potion Magique (sorti en 2018), en collaboration avec Alexandre Astier. Ces deux films rencontrent un succès commercial exceptionnel, cumulant ensemble 7 millions d'entrées en France. Ils deviennent ainsi les deux plus gros succès récents de l'animation française. Ces réalisations confirment son talent et sa capacité à diriger des projets ambitieux, tout en lui permettant de financer et de concrétiser son propre film, Le Corset.

Origine de « Le Corset »

L'idée de Le Corset germe dans l'esprit de Louis Clichy depuis plusieurs années. Le film raconte l'histoire d'un adolescent atteint de scoliose dans les années 1980, grandissant dans la Beauce, une région rurale de France. Ce récit personnel s'inspire en partie de son propre vécu : ses parents ont divorcé, le poussant à quitter la campagne pour la ville. Le réalisateur évoque cette période comme un moment charnière, marqué par les premiers émois, la transformation du corps et une contrainte physique difficile à accepter. Le corset, objet central du film, symbolise cette rigidité imposée, mais aussi un outil de création artistique, oscillant entre burlesque et héroïsme. Clichy a lui-même porté un corset dans sa jeunesse.

Style et technique du film

Pour Le Corset, Louis Clichy revient à des techniques d'animation traditionnelles, abandonnant temporairement la 3D au profit de la 2D et de l'aquarelle. Ce choix lui permet de retrouver un style plus spontané et expressif, proche du carnet de croquis, avec un trait moins lisse et plus vivant. Cette approche reflète son désir de renouer avec une identité artistique explorée dès ses débuts, notamment dans À quoi ça sert l'amour ?. L'aquarelle donne une impression d'urgence et d'imperfection, comme si les images avaient été dessinées rapidement sur le papier. Ce parti pris esthétique renforce l'émotion du récit et la connexion avec le spectateur. Le film dure 1h30 et est distribué par KMBO.

Ce que ça pourrait changer

Louis Clichy est décrit comme un réalisateur persévérant, alliant une **volonté farouche** à une grande capacité à prendre son temps pour peaufiner ses projets. Son expérience chez Pixar lui a appris l'importance d'une gestion collective et responsable des équipes, où chaque membre a une voix. De retour en France, il applique cette philosophie à ses réalisations, notamment sur *Astérix*, où il collabore étroitement avec Alexandre Astier. Pour *Le Corset*, il insiste sur l'idée de créer une œuvre personnelle et intime, loin des contraintes industrielles. Son approche repose sur un équilibre entre rigueur et liberté créative, ce qui transparaît dans le résultat final.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.