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Mort de Maëlyne Lugez : la police de Lévis visée par une enquête

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 28 j

Le rapport du coroner Luc Malouin, dévoilé à la mi-septembre, a écorché le corps policier..

Nouvelle enquête policière

Le Commissaire à la déontologie policière du Québec a lancé une enquête officielle le 29 septembre 2026 contre le Service de police de la Ville de Lévis (SPVL). Cette enquête vise à vérifier si des policiers ont enfreint le Code de déontologie des policiers du Québec lors de leur intervention pour retrouver Maëlyne Lugez, une adolescente de 14 ans disparue le 6 novembre 2024. Le Commissaire a agi de sa propre initiative, sans attendre de plainte formelle, grâce à une modification de la Loi sur la police en octobre 2024 qui lui donne ce pouvoir. À ce stade, le nombre de policiers concernés n’a pas été rendu public. L’enquête a été déclenchée après la publication d’un rapport du Bureau du coroner en novembre 2025, qui avait révélé des lacunes dans l’intervention policière.

Rapport du coroner accablant

Le coroner Luc Malouin a rendu public un rapport accablant en septembre 2026, critiquant sévèrement l’intervention du SPVL lors de la disparition de Maëlyne Lugez. Selon ce rapport, l’adolescente était probablement encore en vie à 21 h 15 le jour de sa disparition, alors qu’un policier a décidé de suspendre les recherches terrestres pour la nuit. Le coroner a pointé des erreurs majeures : vision tunnel (fixation sur une seule hypothèse), protocoles ignorés, et suspension prématurée des recherches. Il a également noté l’absence de bilan critique ou d’analyse des opérations par la police de Lévis après les événements. Ces révélations ont conduit à l’ouverture de l’enquête déontologique.

Rôle des institutions

Deux institutions jouent un rôle clé dans cette affaire. D’abord, le Bureau du coroner, qui a pour mission de déterminer les causes d’un décès et d’émettre des recommandations pour éviter des tragédies similaires. Ensuite, le Commissaire à la déontologie policière, qui a le pouvoir de sanctionner les policiers s’ils ont enfreint leur code de conduite. Contrairement au coroner, ce dernier peut imposer des mesures disciplinaires, allant jusqu’à la suspension sans solde. Le SPVL, de son côté, est l’organisation visée par ces enquêtes. Le maire de Lévis a réaffirmé sa confiance envers la police, malgré ces critiques.

Ce que ça pourrait changer

Si l’enquête du Commissaire conclut à une infraction au code de déontologie, les policiers concernés devront s’expliquer devant le *Tribunal administratif de déontologie policière*. Les sanctions encourues peuvent aller jusqu’à la suspension sans solde. À l’inverse, si aucune faute n’est retenue, le dossier sera simplement clos. Dans tous les cas, la décision finale sera rendue publique par communiqué. Cette enquête s’ajoute à celle du coroner, qui ne peut que formuler des recommandations. Les proches de Maëlyne Lugez ont exprimé un mélange de soulagement et d’amertume après la publication du rapport du coroner.

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