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« On n’avait pas cette culture de la sécurité », Michel-Édouard Leclerc patauge en direct après le piratage des frigos des supermarchés

Numerama · mis à jour il y a 13 h

Invité de CNews ce 14 octobre, le patron des centres E.Leclerc est revenu sur la cyberattaque qui a visé les systèmes de froid des supermarchés. Et son propos est un poil inquiétant..

Piratage des frigos connectés

Le 14 octobre 2026, les frigos connectés de plusieurs supermarchés du groupe Leclerc ont été piratés par des cybercriminels. Ces appareils, reliés à Internet pour gérer automatiquement les stocks ou les températures, ont été pris pour cible. Les pirates ont exploité une faille dans leur système de sécurité, ce qui a permis de les contrôler à distance. Ce type d'attaque, appelé cyberattaque ou piratage informatique, consiste à accéder illégalement à un système informatique pour en perturber le fonctionnement ou en voler des données. Ici, les frigos n'ont pas été endommagés, mais leur contrôle a été temporairement perdu, perturbant le fonctionnement des magasins concernés. Michel-Édouard Leclerc, président du groupe, a reconnu en direct que cette situation révélait un manque de préparation face à ce genre de menace.

Aveux de Michel-Édouard Leclerc

Lors d'une intervention en direct, Michel-Édouard Leclerc a admis publiquement que le groupe Leclerc ne disposait pas d'une culture de la sécurité suffisante pour faire face à ce type de cybermenace. La culture de la sécurité désigne l'ensemble des pratiques, des mentalités et des procédures mises en place dans une organisation pour protéger ses systèmes informatiques contre les attaques. Il a expliqué que cette lacune avait permis aux pirates de réussir leur attaque. Cette déclaration souligne un retard dans l'adoption des bonnes pratiques en matière de cybersécurité, notamment pour les entreprises traditionnelles comme les supermarchés, qui n'ont pas toujours intégré ces enjeux à leur gestion quotidienne. Le groupe doit désormais revoir ses protocoles pour éviter de futures intrusions.

Impact sur les supermarchés

Le piratage des frigos connectés a eu des conséquences immédiates sur les supermarchés touchés. Bien que les produits stockés dans les frigos n'aient pas été volés ou contaminés, leur contrôle à distance a provoqué des perturbations dans la gestion des stocks et des températures. Cela a pu entraîner des pertes financières pour le groupe, notamment en raison des produits périssables qui n'ont pas pu être conservés correctement. Les clients ont également pu constater des dysfonctionnements dans les magasins, comme des frigos affichant des températures incorrectes ou des alertes intempestives. Le groupe Leclerc n'a pas communiqué de chiffres précis sur les pertes financières ou le nombre de magasins affectés, mais l'incident a mis en lumière la vulnérabilité des infrastructures connectées dans le secteur de la grande distribution.

Réactions et solutions envisagées

Face à cette cyberattaque, Michel-Édouard Leclerc a indiqué que le groupe travaillait activement avec des experts en cybersécurité pour renforcer ses défenses. Parmi les mesures envisagées figurent l'audit des systèmes informatiques, la mise à jour des protocoles de sécurité et la formation des employés aux bonnes pratiques numériques. Le groupe pourrait également investir dans des solutions technologiques plus robustes, comme des pare-feu avancés ou des systèmes de détection des intrusions. Cette affaire rappelle l'importance croissante de la cybersécurité pour les entreprises, surtout celles qui intègrent de plus en plus d'objets connectés dans leur fonctionnement quotidien. Le groupe Leclerc n'a pas précisé de calendrier pour ces améliorations, mais l'incident a servi de prise de conscience pour l'ensemble du secteur.

Ce que ça pourrait changer

Cette cyberattaque s'inscrit dans un contexte où les attaques contre les infrastructures critiques, comme les systèmes de réfrigération ou les réseaux électriques, se multiplient. Les cybercriminels ciblent de plus en plus les objets connectés (*IoT*, ou *Internet des objets*), qui sont souvent moins protégés que les ordinateurs traditionnels. Selon des rapports récents, les attaques contre les entreprises ont augmenté de 30 % en 2025, avec une prédominance des ransomwares (logiciels malveillants qui bloquent l'accès à un système en échange d'une rançon) et des attaques par déni de service (qui rendent un service indisponible). Les supermarchés, comme d'autres secteurs, sont désormais des cibles privilégiées en raison de leur dépendance croissante aux technologies numériques.

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