DPE : le coefficient de conversion de l’électricité abaissé à 1, 7 en 2027
DPE : le coefficient de conversion de l’électricité abaissé à 1,7 en 2027 Transition énergétique Immobilier.
Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est un document obligatoire en France pour toute vente ou location d’un logement. Il évalue la consommation d’énergie d’un bâtiment et son impact sur les émissions de gaz à effet de serre, en attribuant une note allant de A (très performant) à G (peu performant). Ce diagnostic est réalisé par un professionnel certifié et doit être intégré au dossier de diagnostic technique (DDT) remis à l’acheteur ou au locataire. Le DPE permet aux futurs occupants de connaître la performance énergétique du logement et d’estimer les coûts liés au chauffage, à la climatisation ou à l’eau chaude. Depuis 2021, le DPE est opposable, ce qui signifie que des erreurs dans son élaboration peuvent entraîner des recours juridiques pour le vendeur ou le bailleur.
Le coefficient de conversion est un facteur utilisé dans le calcul du DPE pour convertir la quantité d’énergie consommée (en kWh) en une unité standardisée, appelée kWh d’énergie primaire. Cette conversion est nécessaire car les différentes sources d’énergie (électricité, gaz, fioul, etc.) n’ont pas le même impact environnemental. Par exemple, 1 kWh d’électricité consommé ne correspond pas à 1 kWh d’énergie primaire, car sa production génère des pertes (centrales électriques, transport, etc.). Jusqu’à présent, le coefficient appliqué à l’électricité était de 2,3, mais il sera abaissé à 1,7 en 2027. Ce changement reflète une meilleure prise en compte de l’efficacité énergétique du mix électrique français, qui repose de plus en plus sur des énergies renouvelables et le nucléaire, moins polluantes que les énergies fossiles.
L’abaissement du coefficient de conversion de l’électricité à 1,7 en 2027 aura un impact direct sur la notation des logements chauffés à l’électricité dans le DPE. En effet, cette modification réduira artificiellement la consommation d’énergie primaire calculée pour ces logements, ce qui pourrait améliorer leur note globale. Par exemple, un logement dont la consommation électrique était classée en catégorie F ou G pourrait voir sa note remonter d’une ou deux lettres, car sa consommation d’énergie primaire sera recalculée à la baisse. Cela concerne particulièrement les logements équipés de pompes à chaleur ou de radiateurs électriques performants, qui bénéficieront d’une meilleure évaluation. En revanche, les logements chauffés au gaz ou au fioul ne seront pas concernés par ce changement.
Cette réforme s’inscrit dans le cadre de la *transition énergétique* en France, un ensemble de mesures visant à réduire la consommation d’énergie et les émissions de CO₂ du secteur du bâtiment, responsable de près de 45 % de la consommation énergétique nationale. Le gouvernement souhaite ainsi encourager l’utilisation de solutions de chauffage plus vertueuses, comme les pompes à chaleur, tout en alignant le DPE sur les réalités du mix énergétique français. En 2027, la France vise une part de 33 % d’énergies renouvelables dans sa production électrique, contre environ 23 % en 2023. Cette modification du DPE s’accompagne d’autres mesures, comme l’interdiction progressive des passoires thermiques (logements classés F ou G) à la location d’ici 2028. Les acteurs du secteur immobilier et les propriétaires sont donc incités à rénover leurs biens pour améliorer leur performance énergétique.

