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La CAQ rayée de la carte, Fréchette prend la « responsabilité »

ICI Radio-Canada · mis à jour 6 oct.

Christine Fréchette est défaite dans Trois-Rivières; le parti récolte à peine 13 % des voix dans la province..

Défaite historique de la CAQ

La Coalition avenir Québec (CAQ), parti politique québécois dirigé par Christine Fréchette, a subi une défaite électorale sans précédent lors des élections provinciales du 5 octobre 2026. Le parti, qui détenait une super majorité de 90 députés à l'Assemblée nationale après sa victoire écrasante en 2022, n'a fait élire aucun représentant. Avec seulement 13 % des votes exprimés dans l'ensemble de la province, la CAQ est passée d'une domination politique à une quasi-disparition électorale. Ce résultat marque un retournement spectaculaire, d'autant que le parti avait récolté 40,8 % des voix en 2022. La CAQ, fondée en 2011 et dirigée jusqu'en 2024 par François Legault, proposait une troisième voie entre le fédéralisme et la souveraineté, combinant des politiques économiques libérales et des mesures identitaires modérées.

Christine Fréchette battue

Christine Fréchette, cheffe de la CAQ depuis 2024 et ancienne ministre, a elle-même été battue dans sa circonscription de Trois-Rivières. Elle a reconnu publiquement sa responsabilité dans la défaite du parti lors d'un discours diffusé le soir même des élections. Fréchette a déclaré : « La défaite, elle est la mienne, et pas la vôtre », s'adressant à ses partisans et bénévoles. Elle a salué le choix des Québécois, affirmant : « Les Québécois ont parlé. Leur choix est clair, et je le respecte. » Tout en assumant l'échec, elle a refusé de démissionner de son poste de cheffe et a annoncé que la CAQ continuerait à défendre sa vision politique. Elle a également rendu hommage à François Legault, ancien chef du parti et premier ministre du Québec pendant sept ans.

Résultats électoraux détaillés

Le Parti québécois (PQ), mené par Paul St-Pierre Plamondon, a remporté les élections avec un gouvernement minoritaire, bien que le parti n'ait pas obtenu de majorité absolue. Le Parti conservateur du Québec (PCQ), dirigé par Éric Duhaime, a fait une percée significative en faisant élire 19 députés, marquant son entrée à l'Assemblée nationale. Québec solidaire (QS), avec Ruba Ghazal à sa tête, a obtenu neuf sièges malgré un score de 12 % des voix, un résultat jugé comme une survie par ses partisans. Le Parti libéral du Québec (PLQ), dirigé par Charles Milliard, a également obtenu des sièges, bien que le nombre exact ne soit pas précisé dans l'article. Les résultats montrent une fragmentation du paysage politique québécois, avec aucun parti dominant.

Réactions des autres leaders

Bernard Drainville, ancien ministre et rival de Fréchette dans la course à la succession de François Legault, a également été battu dans sa circonscription de Lévis. Arrivé troisième avec 17,1 % des voix, il a prononcé un discours de défaite devant ses partisans, soulignant : « Le résultat n'est pas celui que nous espérions, mais je suis tout de même profondément fier de ce que nous avons réalisé ensemble pour notre communauté. » Son discours, diffusé en direct par peu de médias nationaux, a mis en avant l'importance de l'unité québécoise. Paul St-Pierre Plamondon, chef du PQ, a quant à lui célébré la victoire de son parti tout en reconnaissant la difficulté de gouverner avec une minorité.

Ce que ça pourrait changer

Certaines circonscriptions ont été particulièrement disputées, comme Jonquière, où le candidat caquiste sortant Yannick Gagnon a été battu par son adversaire du PQ avec une marge de seulement 900 voix. Cette défaite a scellé l'échec de la CAQ à faire élire un seul député. À Lévis, Bernard Drainville a terminé troisième derrière la candidate conservatrice Karine Laflamme, confirmant la montée en puissance du PCQ dans cette région. Ces résultats illustrent la dispersion des voix et la difficulté pour un parti à s'imposer dans un contexte de forte compétition politique.

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