Comment la STM se prépare à gérer les bus dans le labyrinthe des Championnats du monde de cyclisme
Le Devoir a visité son centre opérationnel principal, qui supervise en temps réel le réseau d’autobus..
La Société de transport de Montréal (STM) se prépare depuis plus de trois mois à l’organisation des Championnats du monde de cyclisme sur route UCI qui se dérouleront à Montréal à partir du samedi 23 septembre 2023. Cet événement, considéré comme le plus important accueilli par la ville depuis les Jeux olympiques de 1976, perturbera la circulation automobile et obligera la STM à modifier les parcours de ses autobus. Pour gérer ces perturbations, trois employés supplémentaires seront intégrés à l’équipe du centre opérationnel principal de la STM, dédié à la supervision en temps réel du réseau d’autobus. Leur mission consistera à anticiper les imprévus, adapter les trajets et informer les usagers des changements. La STM collabore étroitement avec la Ville de Montréal, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et le Service de sécurité incendie de Montréal pour coordonner les réponses aux urgences et aux fermetures de rues.
Le centre opérationnel principal de la STM fonctionne comme le système nerveux du réseau d’autobus, assurant une supervision permanente 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Une vingtaine d’employés, appelés régulateurs, surveillent en temps réel les écrans affichant la position exacte des autobus, leur vitesse, ainsi que le nombre de passagers à bord. Chaque régulateur est responsable d’un secteur géographique de l’île de Montréal. En cas de problème, comme un accident ou un incendie, ils peuvent communiquer directement avec les chauffeurs pour leur indiquer un détour ou envoyer des renforts. Cette équipe travaille en collaboration avec les autorités locales pour gérer les situations d’urgence et maintenir la fluidité du réseau, même lors d’événements majeurs comme les Championnats du monde de cyclisme.
Entre 11 et 30 lignes d’autobus seront affectées par des changements de parcours en raison des épreuves cyclistes, dont les tracés empruntent des rues habituellement utilisées par les véhicules de transport en commun. Ces modifications ont été planifiées et annoncées à l’avance, mais des ajustements en temps réel seront nécessaires en fonction des imprévus, comme des accidents ou des fermetures de rues. L’avenue du Parc, fermée jusqu’au 4 octobre, constitue une exception majeure : quatre lignes d’autobus y seront détournées jusqu’à sa réouverture. Contrairement à d’autres événements, les rues seront rouvertes à la circulation automobile chaque soir après les compétitions, permettant aux autobus de reprendre leur trajet habituel une fois le feu vert donné par le SPVM. Les usagers sont encouragés à consulter les applications Google Maps et Waze, ainsi que les outils dédiés de la STM comme Transit, Chrono ou le site internet de l’entreprise pour obtenir des informations actualisées sur les perturbations.
Pour éviter les mauvaises surprises, la STM recommande aux usagers de privilégier le métro, dont le service ne sera pas perturbé par les Championnats du monde de cyclisme. Cependant, pour ceux qui doivent utiliser l’autobus, il est conseillé de prévoir un temps de trajet supplémentaire en raison des congestions possibles. Les applications Google Maps et Waze intégreront en temps réel les entraves liées aux courses cyclistes, tout comme les applications Transit et Chrono, ainsi que le site internet de la STM. De plus, un code QR sera disponible sur les panneaux des arrêts d’autobus pour permettre aux usagers de consulter l’horaire exact du prochain passage. Alexandre Fernandes, chef contrôleur à la STM, souligne que malgré ces préparatifs, des retards restent possibles en cas de trafic dense ou d’imprévus, invitant les voyageurs à anticiper leurs déplacements.
La STM a mis en place un protocole de coordination avec les services d’urgence de Montréal, notamment le SPVM et le Service de sécurité incendie, pour gérer les situations critiques pendant les Championnats. En cas de fermeture immédiate d’une rue ou d’un incident majeur, les régulateurs du centre opérationnel peuvent réagir rapidement en modifiant les itinéraires des autobus ou en envoyant des véhicules de secours si nécessaire. Cette collaboration permet de minimiser l’impact des perturbations sur le réseau de transport en commun et d’assurer la sécurité des usagers. Les autorités rappellent que la réouverture des rues après chaque épreuve cycliste facilitera la reprise des trajets normaux pour les autobus, mais que la vigilance reste de mise pour les voyageurs.

