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La Chine met le Japon à genoux : la bataille pour les terres rares fait rage entre les deux géants asiatiques

Presse-Citron · mis à jour il y a 14 j

En froid sur la question brûlante de Taïwan, le Japon et la Chine sont au point mort diplomatique. L’Empire du Milieu a donc dégainé l'une de ses plus puissantes cartes : les terres rares..

Conflit Chine-Japon

Les relations entre la Chine et le Japon se dégradent depuis 2026, notamment en raison des tensions autour de la question de Taïwan. La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a déclaré qu’une invasion chinoise de Taïwan constituerait une menace existentielle pour son pays, ce qui a poussé Pékin à réagir en durcissant ses règles d’exportation vers le Japon. Ces restrictions incluent les terres rares, un ensemble de 17 métaux stratégiques essentiels à de nombreuses industries. La Chine, qui domine la production et le raffinage de ces ressources, a considérablement réduit ses livraisons vers le Japon, notamment pour l’yttrium, un métal clé utilisé dans les technologies de pointe.

Chute des exportations

En octobre 2026, les exportations chinoises d’oxyde d’yttrium vers le Japon ont chuté de manière spectaculaire, passant de 51 tonnes en septembre 2025 à seulement 4 tonnes un an plus tard. Cette restriction a provoqué une flambée des prix mondiaux de l’yttrium, atteignant 1 150 dollars le kilo, soit une multiplication par près de 180 en deux ans. Le Japon, qui dépend à plus de 90 % de la Chine pour ses approvisionnements en terres rares, craint l’épuisement de ses stocks stratégiques d’ici quelques mois. L’yttrium est un métal critique pour les industries high-tech, notamment pour les moteurs d’avion, les véhicules électriques et les semi-conducteurs, rendant cette pénurie particulièrement inquiétante pour l’économie mondiale.

Impact mondial

La crise des terres rares entre la Chine et le Japon dépasse les frontières asiatiques et menace l’approvisionnement mondial en technologies. Le Japon produit en effet des composants essentiels pour les industries de défense et de technologie américaines, ce qui pourrait perturber les chaînes d’approvisionnement occidentales. Pour tenter de résoudre cette crise, Tokyo a demandé à Washington d’intervenir auprès de Pékin. Les États-Unis ont menacé de bloquer la livraison de moteurs destinés au Comac C919, un avion de ligne chinois dépendant de composants américains. Malgré ces pressions, la Chine maintient ses restrictions, justifiant cette mesure par la volonté de freiner la militarisation du Japon.

Puissance des terres rares

Les terres rares désignent un groupe de 17 métaux (comme le néodyme, le dysprosium ou l’yttrium) aux propriétés uniques, indispensables à de nombreuses technologies modernes. Bien que leur nom suggère une rareté, ces éléments sont en réalité présents en abondance dans la croûte terrestre. Cependant, leur extraction et leur raffinage sont complexes, coûteux et polluants, ce qui limite leur production à quelques pays. La Chine domine ce secteur, produisant environ deux tiers des terres rares mondiales et contrôlant plus de 90 % du raffinage. Cette position lui confère un levier géopolitique majeur, lui permettant d’influencer les industries technologiques et de défense à l’échelle mondiale.

Ce que ça pourrait changer

Les terres rares sont au cœur des tensions géopolitiques en 2026, car elles sont utilisées dans des secteurs critiques comme les smartphones, les écrans LED, les batteries de voitures électriques, les systèmes de guidage des missiles ou encore les semi-conducteurs. Leur contrôle permet à la Chine d’asphyxier des pans entiers de l’industrie mondiale en cas de conflit. Le Japon, fortement dépendant de ces ressources, se retrouve aujourd’hui dans une situation de vulnérabilité extrême. Cette crise illustre comment des ressources apparemment anodines peuvent devenir des armes économiques et politiques redoutables, capables de redéfinir les rapports de force entre les grandes puissances.

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