Des fibres à la place des laxatifs : quand l'alimentation remplace les médicaments polluants
Un établissement public de santé mentale de l'Aube a réussi à drastiquement diminuer la consommation de médicaments, pour le mieux-être des résidents. Et ce, en adaptant seulement les petits-déjeuners.
Les laxatifs chimiques, souvent utilisés pour traiter la constipation, posent plusieurs problèmes majeurs selon l'article. D'abord, leur production et leur utilisation génèrent une pollution environnementale significative, notamment en raison des résidus de médicaments qui contaminent les eaux usées et les sols. Ensuite, ces produits peuvent entraîner des effets secondaires indésirables comme des déséquilibres électrolytiques ou une dépendance à long terme. Enfin, leur coût économique pour les systèmes de santé est non négligeable, bien que l'article ne précise pas de montant exact. L'article souligne que ces solutions médicamenteuses, bien que courantes, ne traitent pas la cause racine du problème, à savoir une alimentation pauvre en fibres.
Les fibres alimentaires, présentes dans les aliments d'origine végétale, jouent un rôle clé dans la régulation du transit intestinal. Elles se divisent en deux catégories : les fibres solubles, qui absorbent l'eau et forment un gel facilitant le passage des selles, et les fibres insolubles, qui augmentent le volume des selles et accélèrent leur évacuation. Les céréales complètes (pain complet, son de blé), les légumineuses (lentilles, pois chiches), les fruits et les légumes sont des sources riches en fibres. L'article cite une étude montrant que les personnes consommant au moins 25 grammes de fibres par jour réduisent de 15 % leur risque de constipation par rapport à celles en consommant moins de 15 grammes. Ces fibres agissent également comme des prébiotiques, nourrissant les bactéries bénéfiques du microbiote intestinal.
L'article propose de remplacer les laxatifs par une alimentation riche en fibres, une approche à la fois naturelle et durable. Il met en avant des exemples concrets comme le pain complet, les légumineuses ou les fruits secs, qui sont accessibles et peu coûteux. Une étude mentionnée dans l'article révèle que les personnes augmentant leur consommation de fibres de 10 grammes par jour voient leur transit s'améliorer en seulement deux semaines. Cette solution évite les effets secondaires des médicaments et réduit l'empreinte écologique liée à leur production et élimination. Cependant, l'article précise que cette transition doit être progressive pour éviter des ballonnements ou des gaz, surtout chez les personnes peu habituées aux fibres.
L'article souligne que les laxatifs chimiques contribuent à la pollution des milieux aquatiques. En effet, les résidus de ces médicaments, une fois excrétés par l'organisme, se retrouvent dans les eaux usées et ne sont pas toujours éliminés par les stations d'épuration. Cela peut perturber les écosystèmes aquatiques et favoriser l'apparition de bactéries résistantes aux antibiotiques, un phénomène déjà documenté dans plusieurs pays européens. Par exemple, en France, des traces de laxatifs comme le macrogol ont été détectées dans les rivières. L'article cite une étude européenne estimant que 30 % des résidus de médicaments dans les eaux douces proviennent des excréments humains, soulignant l'urgence d'adopter des solutions moins polluantes.
Pour intégrer davantage de fibres dans son alimentation, l'article propose des conseils simples et accessibles. Il recommande de privilégier les **produits céréaliers complets** (pain complet, pâtes complètes, riz brun) plutôt que leurs versions raffinées, car ces dernières ont perdu une grande partie de leurs fibres lors du traitement industriel. Les **légumineuses** (lentilles, haricots rouges, pois cassés) doivent être consommées au moins deux fois par semaine, car elles sont parmi les aliments les plus riches en fibres. Les **fruits et légumes**, avec leur peau lorsque c'est possible, apportent également des fibres, tout comme les **fruits secs** (abricots, pruneaux) ou les **oléagineux** (amandes, noix). L'article insiste sur l'importance de boire suffisamment d'eau pour faciliter le travail des fibres dans l'intestin.

