NapseflowNapseflow
Tech

Un projet de data center Google provoque le chaos en France : la mairie perd ses élus, les habitants redoutent un vrombissement permanent et une pollution aux PFAS

Presse-Citron · mis à jour il y a 5 j

L'implantation d'un centre de données XXL de Google près de Châteauroux vire à la crise politique, poussant quatre élus locaux à la démission collective. Un projet pharaonique qui cristallise les tensions autour du déploiement de ces infrastructures gigantesques..

Crise municipale à Étrechet

La petite commune d’Étrechet, dans l’Indre, compte environ 1 000 habitants. Le 14 septembre, quatre membres du conseil municipal, dont le premier adjoint et la deuxième adjointe, ont démissionné en bloc. Leur motivation principale est le sentiment d’impuissance face à l’arrivée d’un centre de données géant de Google sur leur territoire. Ils dénoncent une absence de consultation et de transparence, comparant leur situation à celle d’une réserve indienne où les habitants subiraient les nuisances sans pouvoir influencer les décisions. Le projet prévoit la construction de 8 à 10 bâtiments sur 212 hectares, avec une puissance électrique de 500 mégawatts, ce qui est exceptionnellement élevé pour une infrastructure industrielle en France.

Infrastructures controversées

Le projet de data center de Google à Étrechet s’accompagne de deux autres infrastructures majeures : une ligne à très haute tension de 400 000 volts, nécessaire pour alimenter le site, et une unité de biométhanisation appelée Lénéo. Cette dernière transforme des matières organiques en biogaz, mais elle consomme 100 000 mètres cubes d’eau par an dans la nappe phréatique locale. Les élus et riverains craignent des nuisances quotidiennes comme un bruit permanent pouvant atteindre 80 décibels, la formation d’un îlot de chaleur local (une zone où la température est significativement plus élevée qu’aux alentours) et une pollution aux PFAS, des substances chimiques persistantes et toxiques appelées « polluants éternels ».

Risques environnementaux

Les PFAS, ou per- et polyfluoroalkylées, sont des composés chimiques utilisés notamment pour le refroidissement des data centers. Ils sont appelés « polluants éternels » car ils ne se dégradent pas naturellement et s’accumulent dans l’environnement, avec des effets nocifs avérés sur la santé. Les élus locaux dénoncent l’absence d’études indépendantes sur ce sujet et critiquent le fait que les analyses existantes soient financées par les porteurs du projet eux-mêmes. Par ailleurs, la gestion de l’eau et de l’énergie pose question : le prélèvement d’eau dans la nappe phréatique et la consommation électrique massive (500 mégawatts) pourraient fragiliser les ressources locales.

Pouvoirs limités des élus

La mairie d’Étrechet n’a aucun moyen juridique pour bloquer ou modifier le projet, car la compétence en urbanisme a été transférée à Châteauroux Métropole, une agglomération plus large. Les quatre élus démissionnaires expliquent que leur commune est directement concernée par les nuisances, mais qu’elle n’a aucun levier pour influencer le cours du projet ni garantir sa transparence. Ils soulignent que leur opposition n’est pas idéologique, mais repose sur un constat d’impuissance face à un dossier de cette envergure. Cette situation illustre les tensions entre les collectivités locales et les grands projets industriels, surtout lorsque ces derniers sont portés par des multinationales comme Google.

Ce que ça pourrait changer

L’Europe connaît une expansion massive des data centers, poussée par la croissance de l’intelligence artificielle (IA). Le continent compte désormais plus de 3 300 centres de données, dont plus de 300 en France. Pour attirer ces investissements, la France propose des sites *clé en main*, mais cette stratégie suscite des inquiétudes. Les data centers consomment d’énormes quantités d’électricité et d’eau, ce qui exerce une pression croissante sur les réseaux locaux. À Étrechet, comme ailleurs en Europe, les habitants et les élus s’interrogent sur l’équilibre entre développement économique et préservation des ressources, ainsi que sur la capacité des territoires à absorber ces infrastructures sans subir de nuisances majeures.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.