NapseflowNapseflow
Géopolitique

Peter Magyar veut aussi “désorbaniser” les clubs et les fédérations sportives

Courrier International · mis à jour il y a 23 j

Le nouveau Premier ministre hongrois souhaite écarter les nombreux responsables politiques placés par le régime précédent, notamment à la tête d’équipes de football. Une ambition qui met en lumière l’intime lien entre sport et pouvoir sous l’ère de Viktor Orban..

Nouveau Premier ministre

Peter Magyar, devenu Premier ministre de Hongrie en septembre 2026, souhaite réformer le paysage sportif du pays en y appliquant des règles strictes pour éviter les conflits d’intérêts. Son objectif est de mettre fin à la mainmise des responsables politiques sur les clubs et fédérations sportives, une pratique courante sous le régime précédent dirigé par Viktor Orbán. Magyar, qui a succédé à Orbán, veut ainsi désorbaniser le sport hongrois, c’est-à-dire le libérer de l’influence politique directe. Cette initiative s’inscrit dans une série de réformes visant à réduire les privilèges accordés aux proches du pouvoir sous l’ère Orbán, qui a gouverné le pays de 2010 à 2026.

Conflits d’intérêts sportifs

Le gouvernement de Peter Magyar propose une loi pour interdire aux hauts responsables politiques hongrois d’occuper des postes de direction dans les grands clubs sportifs ou les fédérations comptant plus de 500 athlètes. Cette règle s’appliquerait aux ministres, secrétaires d’État, députés, eurodéputés, chefs de parti et dirigeants d’entreprises publiques. L’objectif est d’éviter que ces personnalités n’utilisent leur position pour favoriser des clubs ou des fédérations, comme cela a été le cas sous le régime Orbán. La loi prévoit également que ces restrictions s’appliquent même quatre ans après la fin d’un mandat politique, afin d’empêcher toute manœuvre pour contourner l’interdiction.

Cibles des réformes

Les réformes de Peter Magyar visent particulièrement les figures emblématiques du NER (Nouveau Système de Coopération Nationale), le régime politique mis en place par Viktor Orbán. Parmi les personnalités concernées figurent des membres influents du parti Fidesz, comme l’ex-ministre des Affaires étrangères Peter Szijjártó ou l’ex-député Gábor Kubatov. Ces responsables ont souvent occupé des postes clés dans des clubs ou fédérations sportives, transformant ces structures en fiefs personnels. La nouvelle loi pourrait donc les contraindre à quitter ces fonctions, marquant une rupture avec les pratiques passées.

Exemptions et limites

La loi proposée par le gouvernement Magyar ne s’appliquera pas aux petits clubs locaux de moins de 500 athlètes, afin de ne pas pénaliser les structures sportives de proximité. Cependant, elle concernera également les dirigeants d’entreprises publiques, souvent liés au pouvoir politique. Cette mesure vise à garantir une plus grande transparence dans la gestion des clubs et fédérations, en évitant que des décisions sportives ne soient influencées par des intérêts politiques ou économiques. L’objectif est de restaurer la confiance dans le sport hongrois, perçu comme trop politisé sous l’ère Orbán.

Ce que ça pourrait changer

La Hongrie est dirigée par Viktor Orbán depuis 2010, avec un régime marqué par une forte concentration du pouvoir entre les mains de son parti, le Fidesz. Sous son mandat, le sport est devenu un outil de propagande et de contrôle politique, avec des clubs et fédérations dirigés par des proches du pouvoir. Peter Magyar, qui a pris la tête du gouvernement en 2026, incarne une volonté de rupture avec ces pratiques. Son projet de loi sur les conflits d’intérêts dans le sport s’inscrit dans une dynamique plus large de réforme, visant à rétablir des règles démocratiques et transparentes dans le pays.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.