L’Iran exclut une «solution militaire» à la guerre
Un nouveau pétrolier aurait été touché par «un projectile non identifié» dans le détroit d’Ormuz, dimanche..
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a réaffirmé dimanche 4 octobre 2026 qu’aucune solution militaire n’existait pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Malgré un cessez-le-feu irano-américain signé en avril 2026 et un protocole d’accord en juin 2026, les négociations restent bloquées. Les échanges indirects entre les deux pays lors de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre 2026 n’ont pas permis de progrès. Araghchi a averti que si les États-Unis ou leurs alliés choisissaient à nouveau la confrontation militaire, l’Iran riposterait avec une force accrue. Il a insisté sur le fait que ni la guerre ni de nouvelles sanctions ne résoudraient le conflit, mais seulement des négociations basées sur la justice et l’équité.
Fin septembre 2026, l’Iran a proposé un plan pour rouvrir en sept jours le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique où transite un cinquième des flux mondiaux d’hydrocarbures (pétrole et gaz). En échange, Téhéran exigeait la levée des sanctions américaines qui étouffent son économie. Le président américain Donald Trump a rejeté cette proposition mais n’a pas exclu la reprise des négociations indirectes ou des hostilités. Parallèlement, Washington a intensifié sa guerre économique contre l’Iran en imposant de nouvelles sanctions, notamment contre son secteur aérien, réduisant de 42 % le nombre de vols à destination ou au départ de Téhéran selon Flightradar24.
Malgré une accalmie récente, des incidents persistent dans le détroit d’Ormuz. Dimanche 4 octobre 2026, un pétrolier a été touché par un projectile non identifié, endommageant sa salle des machines. L’équipage est indemne. Avant la guerre, 20 % du pétrole mondial transitait par ce détroit, que l’Iran revendique contrôler en imposant aux navires une autorisation. En réponse, les États-Unis ont instauré un blocus des ports iraniens. Les flux de pétrole en provenance du Golfe et d’Irak ont cependant retrouvé leurs niveaux d’avant-guerre fin septembre 2026, selon la plateforme Kpler, grâce à des escortes américaines. L’Iran exige la levée du blocus pour rétablir la sécurité de la zone.
Le conflit s’étend désormais au *Yémen*, où les *Houthis*, un groupe armé pro-iranien, combattent les forces gouvernementales soutenues par l’*Arabie saoudite*. Les Houthis revendiquent des attaques contre des infrastructures pétrolières saoudiennes, comme le géant **Aramco**, affirmant avoir frappé un site au sud de Ryad samedi 3 octobre 2026, provoquant un incendie. Le porte-parole de la coalition saoudienne, le général **Turki al-Malki**, a qualifié ces revendications de *trompeuses*. Les États-Unis ont renforcé leur présence militaire dans la région en déployant des batteries de missiles **Patriot** en Arabie saoudite et au Qatar, et en envoyant le porte-avions **USS Theodore Roosevelt** vers le Moyen-Orient, où deux autres groupes aéronavals américains sont déjà déployés.

