Vol 14 du Starship : voilà à quoi devrait ressembler sa toute première trajectoire en orbite
Le prochain vol du Starship approche. SpaceX prévoit de faire voler la fusée géante ce lundi 28 septembre 2026.
Le Starship est un vaisseau spatial entièrement réutilisable développé par SpaceX, l’entreprise dirigée par Elon Musk. Ce 14e vol, prévu pour septembre 2026, marque une étape cruciale : son premier essai en orbite autour de la Terre. Contrairement aux vols précédents, qui se limitaient à des tests suborbitaux (sans atteindre l’orbite), ce lancement vise à valider la capacité du Starship à effectuer une trajectoire complète autour de la planète. L’objectif est de démontrer sa fiabilité pour des missions futures, comme le transport de passagers ou de marchandises vers la Lune ou Mars. Le Starship est composé de deux parties : le Super Heavy, un booster (premier étage) chargé de propulser le vaisseau en orbite, et le Starship lui-même, qui assure la partie finale du voyage.
La trajectoire prévue pour ce vol implique un décollage depuis la base spatiale de SpaceX à Boca Chica, au Texas (États-Unis). Après le décollage, le Super Heavy se séparera du Starship environ 2 minutes et 40 secondes après le lancement, puis retombera dans l’océan Atlantique. Le Starship, lui, continuera sa montée jusqu’à atteindre une altitude d’environ 250 kilomètres, où il entrera en orbite terrestre basse. Une fois en orbite, le vaisseau effectuera une partie de son tour de la Terre avant de redescendre pour un amerrissage contrôlé dans l’océan Pacifique, au large d’Hawaï. Cette trajectoire permet de tester à la fois la propulsion, la séparation des étages et la capacité à revenir sur Terre sans dommage.
Ce vol est considéré comme un test majeur pour SpaceX, car il combine plusieurs défis techniques. D’abord, la séparation des deux étages du Starship doit être parfaitement synchronisée pour éviter un échec. Ensuite, la gestion de la chaleur lors de la rentrée atmosphérique est cruciale : le bouclier thermique du Starship doit résister à des températures pouvant atteindre 1 600 °C. Enfin, l’amerrissage dans l’océan Pacifique nécessite une précision extrême pour éviter tout risque pour les populations ou l’environnement. Si ce vol réussit, il ouvrira la voie à des missions habitées et à des lancements commerciaux réguliers. En cas d’échec, SpaceX devra analyser les causes avant de retenter l’expérience.
Ce lancement s’inscrit dans la stratégie de *SpaceX* pour rendre l’accès à l’espace plus abordable et plus fréquent. L’entreprise vise à réduire les coûts des missions spatiales grâce à la réutilisabilité totale de ses vaisseaux. À plus long terme, *SpaceX* prévoit d’utiliser le Starship pour des missions vers la Lune dans le cadre du programme *Artemis* de la NASA, ainsi que pour des voyages vers Mars. Ce vol d’essai est donc une étape intermédiaire essentielle pour valider les technologies avant des missions plus ambitieuses. La réussite de ce 14e vol pourrait accélérer les calendriers et renforcer la position de *SpaceX* comme leader de l’industrie spatiale privée.

