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Mark Carney annonce 100 millions $ d’aide supplémentaire pour les Palestiniens

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 10 h

L'annonce vise à « préserver la possibilité d'une solution à deux États », selon le premier ministre canadien..

Aide canadienne aux Palestiniens

Le premier ministre du Canada, Mark Carney, a annoncé le 22 septembre 2026 une aide financière de 100 millions de dollars américains (100 millions $) destinée aux Palestiniens vivant dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. Cette somme se divise en deux volets : 80 millions $ seront alloués à l’aide humanitaire pour répondre aux besoins immédiats des populations, comme l’accès à la nourriture, aux soins ou aux abris. Les 20 millions $ restants seront consacrés à des projets visant à soutenir la paix, la sécurité et le développement économique à long terme. Cette annonce a été faite lors de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, un événement annuel où les dirigeants mondiaux discutent des grands enjeux internationaux. Mark Carney a souligné l’ampleur des souffrances dans la bande de Gaza, tout en reconnaissant les menaces auxquelles fait face la population israélienne.

Interdiction des colonies israéliennes

Le Canada a annoncé son intention d’interdire l’importation de marchandises produites dans les colonies israéliennes situées en Cisjordanie, une région palestinienne occupée par Israël depuis 1967. Ces colonies sont considérées comme illégales selon le droit international, notamment par l’ONU et de nombreux pays, car elles sont établies sur des terres revendiquées par les Palestiniens pour un futur État. Le gouvernement canadien a précisé que cette décision vise à sanctionner les acteurs qui financent ces colonies, comme le projet E1, un plan israélien approuvé en 2025 prévoyant la construction de 3 400 logements. Ce projet, s’il aboutit, couperait la Cisjordanie en deux, rendant impossible la création d’un État palestinien viable. Cette mesure marque une première pour le Canada, qui avait déjà critiqué à plusieurs reprises l’expansion des colonies, mais sans prendre de sanctions concrètes jusqu’à présent.

Solution à deux États

Mark Carney a rappelé que la solution à deux États, c’est-à-dire la coexistence d’un État israélien et d’un État palestinien indépendant, reste le consensus international depuis la création de l’ONU en 1945. Cette solution est soutenue par le Canada et la plupart des pays, car elle est perçue comme la meilleure voie pour une paix durable au Proche-Orient. Cependant, les tensions actuelles, notamment l’expansion des colonies en Cisjordanie et les violences à Gaza, rendent cette solution de plus en plus difficile à mettre en œuvre. Le premier ministre canadien a rencontré plusieurs dirigeants, dont le président français Emmanuel Macron et le secrétaire général de l’ONU António Guterres, pour discuter des moyens de relancer le processus de paix. Malgré les annonces symboliques comme l’interdiction des produits des colonies, des experts comme Miloud Chennoufi, professeur en relations internationales, estiment que l’impact réel de ces mesures dépendra de l’adhésion d’autres pays, notamment les États-Unis.

Ce que ça pourrait changer

Lors de son discours à l’ONU, le président américain Donald Trump a menacé d’"anéantir" l’Iran, un pays accusé de soutenir des groupes armés comme le Hezbollah au Liban ou le Hamas à Gaza. Mark Carney a reconnu que l’Iran représente une menace majeure, notamment en raison de son programme nucléaire et de son influence régionale, qui pèse sur la stabilité d’Israël. Le premier ministre canadien a évité de critiquer directement les propos de Trump, soulignant que le langage de la guerre domine actuellement le débat international. Il a réaffirmé que le Canada travaille avec des partenaires européens et régionaux pour établir un cessez-le-feu et éviter une escalade du conflit. Cependant, il a précisé que la situation reste tendue et que les efforts diplomatiques n’ont pas encore porté leurs fruits.

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