NapseflowNapseflow
Environnement

11 chercheurs du Giec épinglés pour leurs liens avec l'Arabie saoudite et le pétrolier Aramco

Reporterre · mis à jour il y a 50 min

Onze chercheurs participant au groupe 3 du Giec — en charge de l'atténuation du changement climatique — ont des conflits d'intérêts liés à l'Arabie saoudite et la compagnie pétrolière saoudienne Aramco. C'est ce que révèle une enquête de l'Humanité, du Guardian et trois autres médias européens, parue lundi 21 septembre.

Giec et ses membres

Le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) est une organisation internationale créée en 1988 par l'ONU. Son rôle est d'évaluer les risques liés au changement climatique et de proposer des solutions pour limiter ses impacts. Il regroupe des milliers de scientifiques bénévoles du monde entier, dont des experts en économie, en physique ou en écologie. Ces chercheurs travaillent par groupes pour rédiger des rapports synthétisant l'état des connaissances scientifiques sur le climat. Dans cet article, 11 membres du Giec sont pointés du doigt pour leurs liens avec l'Arabie saoudite et le géant pétrolier Aramco.

L'Arabie saoudite et Aramco

L'Arabie saoudite est un pays du Moyen-Orient dont l'économie repose principalement sur l'exportation de pétrole. Aramco (Saudi Aramco) est la compagnie pétrolière nationale saoudienne, considérée comme la plus grande entreprise pétrolière au monde en termes de production et de réserves. Elle est souvent critiquée pour son rôle dans les émissions de gaz à effet de serre, car l'extraction, le transport et la combustion du pétrole qu'elle produit contribuent fortement au réchauffement climatique. L'Arabie saoudite, en tant que membre de l'ONU, participe aux négociations internationales sur le climat, mais elle est aussi perçue comme un acteur cherchant à freiner les mesures ambitieuses de réduction des émissions.

Conflit d'intérêts identifiés

Un conflit d'intérêts survient lorsqu'une personne ou une organisation a des intérêts personnels ou financiers qui pourraient influencer son jugement professionnel ou ses décisions. Dans cet article, 11 chercheurs du Giec sont accusés d'avoir des liens étroits avec l'Arabie saoudite ou Aramco, ce qui pourrait biaiser leurs contributions aux rapports du Giec. Ces liens peuvent prendre plusieurs formes : financements de recherches, participations à des conférences financées par Aramco, ou encore collaborations professionnelles directes avec l'entreprise ou des institutions saoudiennes. Ces conflits pourraient remettre en cause la neutralité et l'indépendance des travaux du Giec.

Exemples de liens problématiques

Parmi les 11 chercheurs concernés, certains ont reçu des financements de la part d'Aramco pour leurs travaux de recherche. D'autres ont participé à des événements ou des publications financés par le géant pétrolier, ce qui soulève des questions sur l'objectivité de leurs contributions aux rapports du Giec. Par exemple, un chercheur a coécrit un article avec un employé d'Aramco, tandis qu'un autre a bénéficié d'une subvention de 500 000 dollars de la part de l'entreprise pour une étude sur les énergies fossiles. Ces exemples illustrent comment des financements extérieurs pourraient influencer les conclusions scientifiques, même de manière involontaire.

Réactions et critiques

La révélation de ces liens a suscité des critiques de la part d'ONG et de scientifiques indépendants. Certains estiment que ces conflits d'intérêts sapent la crédibilité du Giec, dont les rapports servent de base aux décisions politiques mondiales sur le climat. Des associations comme Corporate Accountability ou Les Amis de la Terre ont dénoncé ces pratiques, soulignant que l'influence de l'industrie fossile sur la science climatique menace la lutte contre le réchauffement global. Le Giec, de son côté, n'a pas encore réagi publiquement à ces accusations dans l'article.

Ce que ça pourrait changer

L'Arabie saoudite et Aramco jouent un rôle clé dans les négociations internationales sur le climat, notamment lors des conférences des Nations unies (COP). Le pays est souvent perçu comme un frein aux mesures ambitieuses de réduction des émissions de CO2, car son économie dépend fortement des revenus pétroliers. Les liens entre certains chercheurs du Giec et ces acteurs pourraient donc influencer les recommandations du groupe, au détriment des solutions visant à accélérer la transition vers les énergies renouvelables. Cela pose un défi majeur pour l'intégrité de la science climatique et la crédibilité des politiques environnementales.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.