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+37 % en 1 an : l’IA fait disjoncter les objectifs climatiques de Google, l’entreprise ne pourra pas tenir sa promesse

Presse-Citron · mis à jour 4 juil.

Google vient de publier son rapport environnemental 2026, un document annuel qui examine à la loupe l'impact écologique de ses activités durant l'année écoulée. Et le constat est sans appel : la course effrénée à l'intelligence artificielle (IA) est en train de faire disjoncter les compteurs de la firme..

Boulimie énergétique de Google

En 2026, Google a publié son rapport environnemental annuel révélant une augmentation de 37 % de sa consommation d’électricité en un an. Depuis 2019, cette hausse atteint même 250 %. Cette explosion énergétique est directement liée à l’essor des infrastructures nécessaires pour alimenter les nouveaux outils d’intelligence artificielle (IA) générative, qui s’ajoutent aux services existants comme Search ou YouTube. Les centres de données, composés de milliers de serveurs ultra-puissants, nécessitent un refroidissement et une alimentation électrique constants. Google admet que « le plus grand changement dans notre impact environnemental est l’expansion de notre infrastructure technique, et l’énergie nécessaire pour la faire fonctionner ». Cette croissance rapide des besoins en électricité menace les objectifs climatiques de l’entreprise.

Objectif net zéro compromis

En 2020, Google s’était engagé à atteindre le net zéro émission d’ici 2030, c’est-à-dire équilibrer ses émissions de CO₂ par des compensations ou des énergies propres. Cependant, la progression fulgurante de l’IA rend cet objectif difficile à tenir. L’entreprise explique que « notre déploiement d’infrastructures d’IA accélère actuellement plus vite que le réseau ne se décarbonise ». Résultat, malgré une réduction de 2 % de ses émissions directes, l’empreinte carbone globale de Google a augmenté de 25 %. Cette hausse provient notamment des émissions indirectes, incluant la construction des centres de données et la fabrication des puces en Asie, encore très dépendantes des énergies fossiles. Kate Brandt, directrice du développement durable chez Google, résume cette situation par : « Nous naviguons dans la tension entre hyper-croissance et intendance environnementale ».

Optimisation et solutions radicales

Pour limiter son impact, Google mise sur l’optimisation de ses technologies. La septième génération de ses puces dédiées à l’IA, nommée Ironwood, affiche une efficacité énergétique 30 fois supérieure à celle de 2018. Grâce à ces progrès, l’empreinte carbone d’une requête textuelle sur Gemini (un outil d’IA de Google) a été divisée par 44 en 12 mois. Cependant, ces avancées restent insuffisantes face à l’ampleur de la consommation. Google explore donc des solutions énergétiques radicales, comme la relance de la centrale nucléaire de Duane Arnold dans l’Iowa, qui fournira 600 mégawatts d’électricité stable d’ici 2029. L’entreprise investit également dans la géothermie et finance des projets expérimentaux de fusion nucléaire, une technologie prometteuse mais encore non mature.

Ce que ça pourrait changer

Google considère que l’augmentation de son empreinte carbone actuelle est un « mal nécessaire » pour développer une IA capable d’aider à sauver la planète à long terme. Cette stratégie soulève des questions sur la capacité des autres géants technologiques, comme *Microsoft* ou *Amazon*, à adopter une approche similaire. L’entreprise reconnaît que « le chemin ne sera pas linéaire » et que ses efforts pour réduire son impact environnemental pourraient être compromis par la croissance continue de ses infrastructures. En attendant, Google continue d’investir massivement dans des solutions énergétiques innovantes, tout en maintenant sa course effrénée vers l’innovation technologique.

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