« J’ai vrillé. Je l’ai attrapée par le cou » : les dits et les non-dits de Cédric Jubillar à la justice
Lors de son audition par la présidente de la cour d’assises de Toulouse, Cédric Jubillar a reconnu avoir étranglé son épouse, Delphine Aussaguel, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Des avocats de parties civiles dénoncent les incohérences d’un homme condamné fin 2025 à 30 ans de prison pour ce féminicide..
Cédric Jubillar, 38 ans, est jugé à partir du 22 septembre 2025 à Albi, dans le Tarn, pour le meurtre de son épouse Delphine Aussaguel, âgée de 33 ans. Ce procès en cour d’assises de Haute-Garonne marque un tournant judiciaire majeur pour cette affaire très médiatisée. Une cour d’assises est une juridiction pénale compétente pour juger les crimes, c’est-à-dire les infractions les plus graves, passibles de peines de réclusion criminelle (ici, jusqu’à 30 ans de prison). Le procès s’ouvre alors que Cédric Jubillar a déjà été condamné en octobre 2025 à cette peine pour le meurtre de son épouse, une décision qui semble contradictoire avec les déclarations ultérieures de ses avocats. Le procès se déroule dans un contexte de forte attention médiatique et publique, comme en témoigne la présence de journalistes et la diffusion d’éléments du dossier.
Lors de son audition le 15 juillet 2025, Cédric Jubillar a reconnu publiquement être l’auteur de la disparition de son épouse Delphine Aussaguel. Ses déclarations, retranscrites dans un procès-verbal de neuf pages, incluent des éléments inhabituels comme un dessin, un extrait de plan Google Maps et trois positions GPS. Ces documents pourraient servir de preuves ou d’indices dans le cadre de l’enquête. Le procès-verbal est un document officiel établi par un officier de police judiciaire ou un magistrat, qui consigne les déclarations d’une personne entendue dans le cadre d’une enquête ou d’un procès. L’audition a eu lieu devant la présidente de la cour d’assises, Valérie Noël, qui dirige les débats et garantit le respect des procédures. Ces aveux partiels contrastent avec les déclarations antérieures de ses avocats, qui avaient annoncé un revirement inattendu dans la défense de Cédric Jubillar.
Le 6 juillet 2025, les nouveaux avocats de Cédric Jubillar, Pierre et Guy Debuisson, ont annoncé un revirement inattendu dans la stratégie de défense de leur client. Un revirement désigne un changement soudain et souvent surprenant d’orientation ou de position dans une affaire judiciaire. Cette déclaration a surpris l’opinion publique et les observateurs, car elle intervient après la condamnation de Cédric Jubillar à 30 ans de prison en octobre 2025. Les motifs de ce revirement ne sont pas détaillés dans l’article, mais il pourrait s’agir d’une nouvelle stratégie pour contester la condamnation ou d’éléments nouveaux dans l’affaire. Les avocats jouent un rôle clé dans un procès : ils assurent la défense de leur client et plaident en sa faveur devant la cour.
Le dossier judiciaire comprend plusieurs éléments techniques et géolocalisés qui pourraient être déterminants dans l’affaire. Parmi eux, un dessin réalisé par Cédric Jubillar, un extrait de plan Google Maps et trois positions GPS sont mentionnés. Le plan Google Maps est un outil de cartographie en ligne qui permet de visualiser des lieux et de calculer des itinéraires. Les positions GPS (Global Positioning System) sont des données de géolocalisation qui indiquent la localisation précise d’un appareil à un moment donné. Ces éléments pourraient servir à reconstituer les déplacements de Cédric Jubillar ou à établir des liens entre lui et les lieux liés à la disparition de son épouse. Leur inclusion dans le procès-verbal suggère qu’ils ont été jugés pertinents par l’enquête ou la défense.
Le procès de Cédric Jubillar soulève plusieurs enjeux juridiques et médiatiques. Sur le plan juridique, il s’agit de déterminer les responsabilités et les circonstances exactes du meurtre de Delphine Aussaguel, ainsi que la crédibilité des aveux de Cédric Jubillar. Sur le plan médiatique, l’affaire continue de susciter un vif intérêt, comme en témoigne la couverture de l’événement par des médias nationaux. La condamnation initiale de Cédric Jubillar à 30 ans de prison en octobre 2025, avant même l’ouverture du procès, ajoute une dimension exceptionnelle à cette affaire. La suite du procès dépendra des éléments présentés, des témoignages et des plaidoiries des avocats, qui pourraient remettre en cause ou confirmer les aveux de l’accusé.

