NapseflowNapseflow
Sciences

L’Europe ne peut toujours pas envoyer seule ses astronautes dans l’espace : elle veut désormais combler ce retard

Science & Vie · mis à jour il y a 12 j

Pour rejoindre l’orbite, les astronautes européens dépendent encore de vaisseaux étrangers. L’Europe maîtrise pourtant déjà une grande partie des technologies nécessaires, sans avoir jamais franchi le pas du vol habité autonome.

Retard européen spatial

L’Europe ne dispose pas encore de sa propre capacité autonome à envoyer des astronautes dans l’espace. Contrairement aux États-Unis avec la NASA ou la Russie avec Roscosmos, l’Agence spatiale européenne (ESA) dépend actuellement de partenariats avec ces pays pour envoyer ses astronautes. Par exemple, les astronautes européens utilisent principalement les fusées russes Soyouz ou les vaisseaux américains Crew Dragon de SpaceX pour rejoindre la Station spatiale internationale (ISS). Cette dépendance expose l’Europe à des risques géopolitiques et limite sa souveraineté spatiale. En 2026, l’ESA souhaite combler ce retard en développant ses propres solutions, notamment via des projets comme le Space Rider, un vaisseau réutilisable conçu pour des missions habitées ou robotisées, ou encore en collaborant avec des acteurs privés européens pour des lanceurs comme Ariane 6.

Enjeux de souveraineté

La dépendance spatiale de l’Europe pose des questions de souveraineté et de sécurité. En 2022, la guerre en Ukraine a illustré ces risques : l’ESA a dû suspendre ses collaborations avec la Russie, privant l’Europe de l’accès aux fusées Soyouz pour certaines missions. Par ailleurs, les États-Unis et la Chine développent activement leurs propres programmes spatiaux habités, avec des objectifs ambitieux comme le retour sur la Lune ou la construction de stations spatiales. Pour l’Europe, combler ce retard n’est pas seulement une question technique, mais aussi une nécessité stratégique. L’ESA mise sur des investissements massifs, avec un budget annuel de 7,8 milliards d’euros en 2026, pour accélérer ses programmes et réduire sa dépendance.

Projets clés de l’ESA

Plusieurs projets sont en cours pour permettre à l’Europe d’envoyer ses astronautes sans dépendre d’autrui. Le Space Rider, développé par l’ESA, est un vaisseau spatial réutilisable capable de transporter des charges utiles ou des astronautes en orbite basse. Son premier vol est prévu pour 2028. Parallèlement, l’Allemagne a récemment lancé sa propre fusée Spectrum en orbite, marquant une étape importante pour l’autonomie européenne. L’ESA collabore aussi avec des entreprises privées comme Arianespace pour développer des lanceurs comme Ariane 6, dont le premier vol est attendu en 2024. Ces initiatives visent à offrir à l’Europe une capacité autonome d’accès à l’espace d’ici la fin de la décennie.

Collaborations internationales

Bien que l’Europe cherche à gagner en autonomie, elle continue de collaborer avec d’autres agences spatiales. Par exemple, l’ESA participe activement au programme Artemis de la NASA, qui vise à renvoyer des humains sur la Lune d’ici 2026. Les astronautes européens, comme Thomas Pesquet, pourraient ainsi participer à ces missions grâce à des accords de coopération. Cependant, l’objectif reste de réduire progressivement cette dépendance. L’ESA a également signé des partenariats avec des pays comme le Japon ou le Canada pour des missions communes, tout en développant ses propres technologies pour limiter les risques liés aux aléas géopolitiques.

Ce que ça pourrait changer

Développer une capacité autonome d’envoi d’astronautes représente un défi technologique et financier majeur. Le coût de développement d’un vaisseau spatial habité est estimé à plusieurs milliards d’euros, et les délais sont longs : le *Space Rider* a mis plus de 10 ans à être conçu. De plus, l’Europe doit s’assurer que ses lanceurs, comme *Ariane 6*, soient compétitifs face à la concurrence américaine ou chinoise. En 2026, l’ESA a alloué 1,8 milliard d’euros à ces programmes, mais des retards ou des surcoûts pourraient impacter les calendriers. Malgré ces défis, l’enjeu est crucial pour l’indépendance spatiale européenne.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.