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Généraliste

La communauté universitaire réclame un meilleur financement aux partis politiques

ICI Radio-Canada · mis à jour 22 sept.

Des syndicats de professeurs et des associations étudiantes de 16 universités québécoises se sont mobilisés..

Mobilisation étudiante et professorale

Le 22 septembre 2026, des syndicats de professeurs et des associations étudiantes de 16 universités québécoises, dont l’Université Laval, se sont mobilisés pour dénoncer le sous-financement chronique des établissements d’enseignement supérieur. Cette mobilisation s’inscrit dans le cadre de la campagne électorale québécoise de 2026. Les acteurs concernés, comme le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval dirigé par Élisabeth Cyr, critiquent le fait que les questions liées aux universités soient absentes des débats politiques. Ils soulignent que le financement actuel des universités repose sur le nombre d’étudiants, ce qui aggrave la précarité financière et alimentaire des jeunes, déjà importante. Leur revendication principale est un financement public pérennisé et prévisible, afin de permettre aux universités de remplir leur mission d’éducation supérieure pour le bien commun.

Impact sur la recherche

Maxime Coulombe, président du Syndicat des professeurs et professeures de l’Université Laval, met en garde contre les conséquences du manque de fonds publics sur la recherche universitaire. Selon lui, la dépendance accrue au financement privé ou extérieur menace l’indépendance et la neutralité de la recherche. Il rappelle que le Québec et le Canada se distinguent par un taux élevé de diplômés postsecondaires, un statut qu’il juge essentiel de préserver. Coulombe explique que sans un financement adéquat, la capacité des universités à mener des recherches innovantes et indépendantes pourrait être compromise, au détriment de l’avancement des connaissances dans des domaines non liés au marché.

Demande de gel des frais de scolarité

La Confédération des associations d’étudiants de l’Université Laval (CADEUL), représentée par sa présidente Coralie Duchesneau, craint que le manque de financement des universités ne se répercute sur les étudiants sous forme d’augmentation des frais de scolarité. Actuellement, la loi encadrant l’indexation de ces frais arrive à échéance en décembre 2026. La CADEUL exige donc un gel de ces frais et un financement public suffisant pour les établissements. Cette position s’inscrit dans un contexte où la précarité étudiante est déjà un enjeu majeur. À noter que le parti Québec solidaire a déjà proposé, plus tôt dans la campagne, de réduire les frais de scolarité à l’université pour lutter contre cette précarité.

Ce que ça pourrait changer

Cette mobilisation intervient pendant la campagne électorale québécoise de 2026, un moment clé où les partis politiques définissent leurs priorités budgétaires. Les universités québécoises, institutions publiques majeures, attendent des engagements clairs sur leur financement pour les années à venir. Les acteurs universitaires espèrent que leurs revendications seront prises au sérieux par les partis en lice, notamment pour éviter que les lacunes de financement ne se transforment en crise structurelle pour le réseau d’enseignement supérieur. La date limite de décembre 2026 pour statuer sur les frais de scolarité ajoute une urgence à ces discussions.

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