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Contrat de sous-marins perdu : Hanwha se retire d’un partenariat de formation en Ontario

ICI Radio-Canada · mis à jour 8 juil.

Le partenariat visait à créer un pôle de formation à la construction navale à Hamilton..

Contrat de sous-marins canadien

Le gouvernement canadien a sélectionné l’entreprise allemande ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS) pour construire une nouvelle flotte de sous-marins pour la Marine royale canadienne, un contrat évalué à plusieurs milliards de dollars. Cette décision a été annoncée par le premier ministre Mark Carney, mettant fin à un processus de sélection qui opposait notamment le fabricant sud-coréen Hanwha à TKMS. Le contrat porte sur la construction de sous-marins modernes, des navires spécialisés conçus pour des missions militaires en milieu sous-marin. Le Canada a également désigné Hanwha comme fournisseur de réserve, ce qui signifie que si les négociations avec TKMS échouent, Hanwha pourrait être retenu pour ce projet. Le contrat final doit encore être signé après plusieurs mois de discussions entre le gouvernement et TKMS.

Partenariat de formation abandonné

Hanwha devait participer à un partenariat de formation en Ontario avec le Collège Mohawk et Ontario Shipyards, une entreprise privée spécialisée dans la réparation navale. Ce projet visait à créer un pôle de formation pour des métiers liés à la construction navale, comme la mécanique navale, la robotique ou la logistique. Hanwha s’était engagé à partager son expertise et ses ressources, notamment en contribuant à la construction d’un navire-école destiné à la formation et au recrutement. Cependant, ce partenariat était conditionnel à la sélection de Hanwha pour le contrat de sous-marins. Le retrait de Hanwha, annoncé après l’attribution du contrat à TKMS, met fin à cette initiative. Le porte-parole de Hanwha a confirmé que l’accord dépendait directement de l’obtention du contrat fédéral.

Impact sur le projet ontarien

Malgré le retrait de Hanwha, le projet de pôle de formation en Ontario se poursuit avec les autres partenaires, Ontario Shipyards et le Collège Mohawk. Ces deux acteurs ont confirmé que leur collaboration existait avant même l’arrivée de Hanwha et qu’elle resterait en vigueur. Ontario Shipyards prévoit de construire un navire-école à titre spéculatif, c’est-à-dire sans garantie de commande immédiate, dans l’espoir de former une main-d’œuvre qualifiée pour l’industrie navale. Le président du Collège Mohawk, Paul Armstrong, a souligné que les programmes proposés couvraient plusieurs disciplines techniques, essentielles pour soutenir l’industrie de la construction navale en Ontario. L’ampleur des pertes financières liées au retrait de Hanwha n’a pas été précisée.

Engagements économiques de Hanwha

Hanwha avait multiplié les annonces d’accords au Canada depuis qu’il avait été désigné comme l’un des deux principaux candidats pour le contrat de sous-marins, il y a un an. Parmi ces engagements, l’entreprise sud-coréenne avait signé un protocole d’entente avec Algoma Steel pour investir jusqu’à 345 millions de dollars dans la construction d’une nouvelle usine de poutres en acier à Sault-Sainte-Marie. Cet accord visait à moderniser les infrastructures industrielles canadiennes et à soutenir la production locale. Hanwha avait également évoqué une collaboration avec cette usine pour fabriquer des véhicules blindés dans le sud de l’Ontario. Ces initiatives s’inscrivaient dans une stratégie plus large pour renforcer la présence de Hanwha sur le marché canadien.

Ce que ça pourrait changer

Le premier ministre Mark Carney a indiqué que le gouvernement canadien entamerait des négociations avec TKMS pour finaliser le contrat de sous-marins. Si ces discussions échouent, le Canada se réserve le droit de se tourner vers Hanwha, désigné comme fournisseur de réserve. Cette situation crée une incertitude quant à l’avenir du contrat et des projets industriels associés. Les partenaires ontariens, bien que déçus par le retrait de Hanwha, restent optimistes quant à la poursuite de leur initiative de formation. Cependant, l’impact financier exact de ce retrait, notamment sur les investissements prévus par Hanwha, n’a pas été communiqué. Le gouvernement canadien n’a pas précisé si d’autres entreprises pourraient être sollicitées pour combler le vide laissé par Hanwha.

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