À Kfar Aza, en Israël
Dans ce kibboutz particulièrement meurtri par les massacres du Hamas, certains habitants ont décidé de revenir, mais nombreux sont ceux qui hésitent à franchir le pas, alors que la crainte sécuritaire et les souvenirs traumatiques restent assez vifs, raconte le site israélien “Yediot Aharonot”..
Kfar Aza est un kibboutz israélien situé près de la frontière avec la bande de Gaza. Fondé en 1951, ce village collectif, typique de l’organisation sociale israélienne, a été particulièrement touché par les attaques du Hamas le 7 octobre 2023. Ces événements ont causé la mort de centaines de personnes et entraîné l’évacuation forcée de la quasi-totalité des habitants. Trois ans après ces massacres, le 7 octobre 2026, le kibboutz tente de se reconstruire. Le retour des résidents est un processus progressif, marqué par des hésitations et des traumatismes persistants. Environ 50 familles sur les 300 qui vivaient à Kfar Aza avant la guerre sont déjà revenues, mais 30 à 40 % des foyers hésitent encore, tandis que 10 à 15 % ont définitivement choisi de ne pas revenir.
Le retour des habitants à Kfar Aza ne se fait pas de manière uniforme ni rapide. Il s’agit d’un processus lent, prudent et parfois douloureux, où chaque famille prend sa décision individuellement. Les signes de reprise sont visibles : des voix d’enfants se font entendre dès septembre 2026, les écoles maternelles ont rouvert, et une clinique ainsi qu’un centre de soutien et de résilience sont en cours de reconstruction. Les tracteurs circulent à nouveau dans les champs, signe d’une activité agricole qui reprend. Cependant, malgré ces avancées, le kibboutz reste marqué par l’absence de nombreux habitants et par la crainte persistante pour leur sécurité. Le 7 octobre 2025, une cérémonie commémorative a été organisée pour marquer le deuxième anniversaire des massacres, rappelant l’ampleur de la tragédie.
Le processus de retour à Kfar Aza est complexe en raison de plusieurs facteurs. D’abord, les souvenirs traumatiques des attaques du Hamas restent vifs pour les survivants et les familles des victimes. Ensuite, la crainte sécuritaire persiste, car la région reste exposée aux tensions avec la bande de Gaza. Enfin, la reconstruction physique et psychologique prend du temps : les infrastructures doivent être réparées, et les habitants doivent se réapproprier un lieu qui a été le théâtre de violences extrêmes. Environ 30 à 40 % des familles hésitent encore à revenir, tandis que 10 à 15 % ont annoncé ne pas vouloir rentrer, cherchant des solutions ailleurs. Ce retour progressif reflète la résilience des habitants, mais aussi les limites de la reconstruction après un tel traumatisme.
Un kibboutz est une communauté agricole collective israélienne, fondée sur des principes de partage et de coopération. Ces villages, apparus au début du XXe siècle, ont joué un rôle clé dans la construction de l’État d’Israël. Ils combinent vie collective, travail partagé et engagement social. Kfar Aza, comme d’autres kibboutzim, incarne cette tradition, mais aussi ses vulnérabilités face aux conflits régionaux. Avant les attaques du 7 octobre 2023, le kibboutz comptait environ 300 foyers. Son histoire illustre à la fois la résilience des communautés israéliennes et les défis posés par les conflits persistants dans la région. La reconstruction de Kfar Aza s’inscrit dans un contexte plus large de rétablissement après des années de violences.
L’article est tiré du quotidien israélien *Yediot Aharonot*, un journal fondé en 1939 sous le mandat britannique en Palestine. Ce média, de tendance libérale de droite, est connu pour son journalisme d’investigation et ses débats passionnés. Il défend une ligne éditoriale indépendante de la droite nationaliste, tout en publiant des opinions variées dans sa rubrique *De’ot* (« Opinions »). Le journal couvre des sujets de société, de politique et de conflit, comme les attaques du Hamas contre Israël. L’article souligne la complexité du retour à Kfar Aza, dans un contexte où les tensions persistent et où les traumatismes restent vifs. Il reflète ainsi les enjeux humains et politiques de la reconstruction après un conflit.

