En Australie, un ordre d’abattage rare émis après une attaque mortelle de requin
Un Australien de 63 ans est mort vendredi 18 septembre près de Perth après avoir été attaqué par un grand requin blanc. Pour la première fois en dix ans, l’État d’Australie-Occidentale a ordonné l’abattage d’un squale..
Un Australien de 63 ans, Greg O’Neill, est décédé le vendredi 18 septembre 2026 après avoir été attaqué par un grand requin blanc près de la plage de Sorrento, dans la banlieue nord de Perth, capitale de l’État d’Australie-Occidentale. L’homme, décrit comme un amoureux de l’océan, nageait à environ 50 mètres du rivage avec un ami lorsqu’il a été agressé. Des témoins ont rapporté avoir vu la victime être entraînée sous l’eau à plusieurs reprises avant de disparaître, laissant une immense flaque de sang sur place. Malgré des recherches intensives, son corps n’a pas encore été retrouvé. Cette attaque est la deuxième mortelle de requin enregistrée en Australie-Occidentale cette semaine et la troisième depuis le début de l’année 2026.
Pour la première fois en dix ans, les autorités d’Australie-Occidentale ont ordonné l’abattage d’un grand requin blanc responsable d’une attaque mortelle. La ministre des Pêches de l’État, Jackie Jarvis, a qualifié cette décision d’extraordinaire et a précisé que l’ordre de capture et d’abattage avait été émis après une identification formelle du requin par la police fluviale. Les ordonnances de ce type sont rares et controversées en Australie, où le grand requin blanc est une espèce protégée. Cette mesure s’inscrit dans un contexte de débat sur la sécurité des baigneurs, alors que les attaques de requins restent un sujet sensible dans le pays.
En réponse à cette attaque, les autorités ont annoncé le renforcement des mesures de protection des baigneurs. Parmi les solutions envisagées figurent l’utilisation accrue de drones pour surveiller les côtes et le marquage des requins afin de mieux comprendre leurs déplacements. Plusieurs plages situées à proximité de l’accident ont été fermées au public par précaution. Ces initiatives visent à réduire les risques d’attaques tout en respectant l’équilibre écologique, un enjeu majeur en Australie où les interactions entre humains et requins sont fréquentes.
L’Australie enregistre en moyenne une dizaine d’attaques de requins par an, dont certaines sont mortelles. La dernière fois que trois décès liés à des attaques de requins ont été recensés en une seule année dans l’État d’Australie-Occidentale remonte à 2020. Ces incidents relancent régulièrement les discussions sur les méthodes de prévention, entre surveillance renforcée, abattages ciblés et sensibilisation du public. Le grand requin blanc, symbole de ces débats, est une espèce protégée en Australie, ce qui rend les décisions d’abattage exceptionnelles et souvent contestées.
L’ordre d’abattage a suscité des réactions contrastées. Si certaines autorités locales soutiennent cette mesure pour protéger les baigneurs, d’autres soulignent la rareté du grand requin blanc et son rôle dans l’écosystème marin. La décision de Jackie Jarvis s’appuie sur une identification formelle du requin responsable, mais elle illustre aussi les tensions entre sécurité publique et préservation de la biodiversité. Ce cas met en lumière les défis auxquels sont confrontés les gestionnaires des côtes australiennes, où le tourisme et les activités nautiques sont des piliers économiques.

