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Tout ce que le Starship doit réussir lors de son treizième vol avant de passer en mode orbital

Numerama · mis à jour il y a 22 j

Le treizième vol du Starship, prévu dans la nuit du 16 au 17 juillet 2026, devrait être le dernier à rester sur une trajectoire suborbitale. Dès le quatorzième essai, le lanceur géant de SpaceX passera à l'étape supérieure… En tout cas, si tout est validé..

Prochaine étape orbitale

Le treizième vol du Starship, prévu dans la nuit du 16 au 17 juillet 2026, marquera la dernière tentative en mode suborbital. Si les tests sont concluants, le quatorzième vol pourrait être le premier à atteindre l’orbite terrestre. Gwynne Shotwell, présidente de SpaceX, a confirmé en juin 2026 que cette étape était une priorité après plusieurs essais suborbitaux. Le passage en mode orbital est une avancée majeure pour le développement de la fusée géante, mais il dépend de la validation de plusieurs critères techniques. SpaceX a modifié l’architecture du Starship pour la version V3 lors du douzième vol, ce qui a complexifié les tests et repoussé l’échéance orbitale. La réussite du treizième vol est donc cruciale pour espérer un essai orbital dès le vol suivant.

Rôle central des moteurs

Les moteurs Raptor du Starship sont au cœur des tests du treizième vol. Lors du douzième essai, l’un de ces moteurs a échoué à se rallumer en haute altitude, un problème critique pour la sécurité du vol. En effet, sur une trajectoire orbitale, un défaut de moteur pourrait empêcher le contrôle de la fusée, la laissant dériver en orbite avant une rentrée atmosphérique non maîtrisée. Cela pourrait entraîner une chute sur des zones habitées. SpaceX doit donc prouver la fiabilité du rallumage des Raptor avant de tenter un vol orbital. L’entreprise n’a pas communiqué les causes exactes de l’échec précédent, mais a indiqué avoir apporté des corrections logicielles. La validation de ces moteurs est une condition indispensable pour obtenir l’autorisation de la FAA (l’autorité américaine de l’aviation) pour un vol orbital.

Pas de récupération prévue

Contrairement aux vols précédents, SpaceX ne tentera pas de récupérer les deux étages du Starship lors du treizième vol. Le booster (premier étage) et l’étage supérieur finiront leur course dans l’océan de manière contrôlée, sans explosion. Cette décision s’explique par la priorité donnée à la validation de l’architecture globale de la fusée plutôt qu’à la récupération, qui est secondaire pour l’instant. L’objectif est de concentrer les ressources et les efforts sur les tests critiques, comme le rallumage des moteurs, plutôt que sur des manœuvres de récupération complexes. Cette stratégie reflète une approche prudente de SpaceX, qui préfère sécuriser les aspects fondamentaux avant d’envisager des étapes plus avancées.

Nouveaux tests et satellites

Le treizième vol du Starship servira également à tester de nouveaux éléments, comme de vrais satellites Starlink de nouvelle génération. Ces satellites tenteront de se connecter à la constellation existante, bien que leur utilité reste limitée pour cette mission. Par ailleurs, des images du Starship en vol seront capturées pour la première fois, ajoutant une dimension visuelle à l’essai. Ces ajouts, bien que mineurs, permettent d’introduire une certaine nouveauté dans un vol qui devrait globalement ressembler au précédent. L’objectif principal reste cependant la validation des moteurs et de l’architecture, comme en témoigne l’absence de tentatives de récupération ou de manœuvres complexes.

Ce que ça pourrait changer

SpaceX adopte une stratégie prudente pour le développement du Starship, en privilégiant la sécurité et la validation technique avant toute avancée majeure. La décision de ne pas tenter de récupération lors du treizième vol illustre cette approche, tout comme l’accent mis sur les moteurs *Raptor*. L’entreprise doit obtenir l’approbation de la *FAA* pour un vol orbital, ce qui nécessite la preuve que la fusée peut être contrôlée en toutes circonstances. Bien que les causes exactes de l’échec du douzième vol ne soient pas détaillées, SpaceX a indiqué avoir corrigé les problèmes logiciels. Cette rigueur est essentielle pour éviter des accidents qui pourraient retarder davantage le programme spatial.

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