David Gross, lauréat du prix Nobel de physique : « Les chances que l’humanité vive encore 50 ans sont très faibles. »
On se rassure en pensant que l’humanité a traversé la guerre froide sans jamais basculer. Pourtant, un physicien de renom juge aujourd’hui nos perspectives bien plus sombres qu’à l’époque.
David Gross, physicien américain et lauréat du prix Nobel de physique en 2004, a déclaré que les chances pour l’humanité de survivre encore 50 ans sont « très faibles ». Cette affirmation, prononcée en 2026, s’inscrit dans un contexte de prise de conscience des risques globaux pesant sur l’espèce humaine. Gross, connu pour ses travaux en théorie des cordes, souligne que ces risques ne sont pas seulement liés à des catastrophes naturelles ou technologiques, mais aussi à des menaces systémiques comme les conflits armés, les pandémies ou les crises environnementales. Il n’évoque pas de date précise pour un effondrement, mais insiste sur la probabilité élevée d’un scénario catastrophique à moyen terme.
Les risques mentionnés par David Gross incluent des menaces interconnectées, comme les guerres nucléaires, les pandémies mondiales ou les changements climatiques irréversibles. Par exemple, une guerre nucléaire pourrait provoquer un « hiver nucléaire », où les particules de fumée bloqueraient la lumière du soleil pendant des années, entraînant des famines à l’échelle planétaire. Les pandémies, comme celle de la COVID-19, pourraient aussi s’aggraver avec l’émergence de nouveaux virus résistants aux traitements. Enfin, les crises environnementales, comme la fonte des glaces ou l’effondrement des écosystèmes, pourraient rendre certaines régions inhabitables d’ici quelques décennies.
David Gross est un physicien renommé pour ses contributions à la théorie des cordes, un cadre théorique visant à unifier les lois de la physique quantique et de la relativité générale d’Einstein. Selon cette théorie, les particules fondamentales de l’univers ne sont pas des points, mais de minuscules cordes vibrantes. Gross a reçu le prix Nobel de physique en 2004 pour ses travaux sur l’interaction forte, l’une des quatre forces fondamentales de la nature, qui maintient les noyaux atomiques stables. Bien que ses recherches soient très techniques, elles illustrent l’importance de la physique fondamentale pour comprendre les lois de l’univers.
L’interview de David Gross a été publiée en septembre 2026, soit près de 20 ans après sa distinction par le prix Nobel. À cette époque, les débats sur les risques existentiels pour l’humanité gagnent en visibilité, notamment avec les avancées technologiques comme l’intelligence artificielle ou les biotechnologies. Gross s’inscrit dans une lignée de scientifiques, comme le physicien Stephen Hawking, qui ont alerté sur les dangers liés aux progrès scientifiques incontrôlés. Son avertissement s’ajoute à ceux d’autres experts, comme ceux du Global Challenges Foundation, qui estiment que les risques de disparition de l’humanité pourraient atteindre 19 % d’ici 2100.
Les déclarations de David Gross ont suscité des réactions variées. Certains scientifiques et philosophes partagent son pessimisme, soulignant que les sociétés humaines peinent à gérer des risques globaux en raison de divisions politiques, économiques ou culturelles. D’autres, comme le physicien Michio Kaku, estiment que les progrès technologiques pourraient offrir des solutions, par exemple avec des avancées en énergie propre ou en médecine. Gross lui-même ne propose pas de solution miracle, mais appelle à une prise de conscience collective et à une coopération internationale accrue pour éviter un effondrement.
L’avertissement de David Gross soulève des questions sur la résilience des sociétés modernes face aux crises. Par exemple, la dépendance aux technologies, comme l’intelligence artificielle ou les réseaux électriques, pourrait rendre les sociétés plus vulnérables à des pannes en cascade. De même, la mondialisation, qui facilite la propagation rapide des pandémies ou des crises économiques, pourrait aussi amplifier les risques. Gross suggère que l’humanité doit repenser sa manière de gérer les ressources, les conflits et les innovations pour éviter un scénario catastrophique dans les décennies à venir.

