L’éruption du Anak Krakatao bloque des milliers de passagers dans les aéroports indonésiens
Les cendres projetées dans l’atmosphère lors de l’éruption du volcan Anak Krakatao ont obligé les autorités indonésiennes à fermer en partie le trafic aérien du pays. Plus de 150 000 passagers étaient affectés dimanche midi..
Dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 septembre 2026, le volcan Anak Krakatau, situé en Indonésie entre les îles de Sumatra et de Java, est entré en éruption. Ce volcan, dont le nom signifie "l’enfant du Krakatoa" en indonésien, est une île volcanique apparue après l’éruption catastrophique du Krakatoa en 1883. L’éruption actuelle a provoqué l’émission d’une grande quantité de cendres dans l’atmosphère, un phénomène qui perturbe à la fois le trafic aérien et la vie quotidienne des populations locales. Les autorités indonésiennes ont confirmé que cette éruption n’engendrait pas, pour l’instant, de risque de tsunami, contrairement à celui de décembre 2018 qui avait causé des dégâts humains et matériels majeurs.
L’éruption du volcan Anak Krakatau a conduit les autorités indonésiennes à fermer partiellement le trafic aérien dans le pays. Six aéroports ont été touchés, dont l’aéroport international Soekarno-Hatta de Jakarta, le plus important du pays. Cette fermeture a été décidée après la détection de cendres volcaniques dans l’espace aérien proche de l’aéroport. Les cendres, en se répandant dans l’atmosphère, représentent un danger pour les avions : elles peuvent endommager les réacteurs, réduire la visibilité et perturber les systèmes de navigation. Les vols annulés ou retardés concernent aussi bien des liaisons intérieures qu’internationales, avec 467 vols impactés, dont 58 vols internationaux et 409 vols intérieurs.
L’éruption du volcan a eu un impact direct sur plus de 150 000 passagers indonésiens et internationaux, bloqués dans les aéroports du pays dimanche 6 septembre 2026 à midi (heure française). Les liaisons les plus touchées sont celles à destination ou en provenance de grandes villes comme Singapour, Doha, Sydney ou Kuala Lumpur. Les passagers se retrouvent dans l’incertitude quant à la reprise des vols, certains devant reporter leurs déplacements ou trouver des solutions alternatives pour rejoindre leur destination. Les compagnies aériennes et les autorités locales travaillent à rétablir progressivement le trafic, mais la situation dépend de l’évolution de l’éruption et de la dispersion des cendres.
En plus des perturbations aériennes, l’éruption du volcan a des répercussions sur la vie quotidienne des habitants des zones touchées par les retombées de cendres. Les autorités locales ont invité la population à rester chez elle et à porter un masque pour se protéger des particules fines. Ces mesures visent à limiter les risques pour la santé, notamment les problèmes respiratoires. Les cendres volcaniques, composées de fragments de roche et de minéraux, peuvent irriter les voies respiratoires, les yeux et la peau. Les autorités indonésiennes surveillent la situation en temps réel pour adapter les recommandations et les restrictions selon l’évolution de l’éruption.

