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James Webb brise le rêve d’une sphère de Dyson extraterrestre après avoir percé le mystère de deux étoiles

Science & Vie · mis à jour 1 août

Sept étoiles seulement ont survécu à la traque mondiale de la sphère de Dyson, cette mégastructure qu'une civilisation avancée bâtirait autour de son soleil. Les deux plus prometteuses viennent de passer devant l'œil du télescope James Webb.

Sphère de Dyson

Une sphère de Dyson est une mégastructure hypothétique imaginée en 1960 par le physicien Freeman Dyson. Elle consiste en une coque artificielle construite autour d’une étoile par une civilisation avancée pour capter toute son énergie. L’idée repose sur le principe que toute civilisation en expansion finit par manquer de ressources sur sa planète d’origine. En enveloppant son soleil d’une structure géante, elle pourrait exploiter l’intégralité de son rayonnement. Cette construction, bien que théorique, est souvent évoquée dans la recherche de signaux d’intelligence extraterrestre, car elle modifierait profondément l’émission de lumière et de chaleur de l’étoile, trahissant ainsi sa présence. Aucune preuve de son existence n’a jamais été observée.

Traque mondiale

En 2023, une traque mondiale a permis d’identifier seulement sept étoiles présentant des caractéristiques compatibles avec une sphère de Dyson. Ces étoiles, baptisées candidats, se distinguent par une émission infrarouge anormalement élevée, signe possible d’une structure artificielle en train de capter l’énergie stellaire. Parmi ces sept candidates, deux étoiles, désignées par les astronomes comme les plus prometteuses, ont été choisies pour une observation approfondie. Cette traque a mobilisé des télescopes terrestres et spatiaux, dont le télescope James Webb, lancé en décembre 2021 et opérationnel depuis mi-2022, réputé pour sa capacité à analyser la lumière infrarouge avec une précision inégalée.

Rôle du télescope

Le télescope spatial James Webb (JWST), développé par la NASA en collaboration avec les agences spatiales européenne (ESA) et canadienne (CSA), a été pointé vers les deux étoiles candidates en 2024. Son objectif était de détecter d’éventuels signes de technologie extraterrestre, comme une absorption anormale de lumière visible ou une émission infrarouge spécifique. Les données recueillies ont révélé que ces étoiles ne présentaient pas les signatures attendues d’une sphère de Dyson. Au lieu de cela, les astronomes ont découvert que leur comportement s’expliquait par des phénomènes naturels, notamment la présence de disques de poussière ou d’éruptions stellaires intenses.

Mystère résolu

Les observations du James Webb ont permis de percer le mystère des deux étoiles candidates. L’une d’elles, située à environ 1 900 années-lumière de la Terre, était initialement suspectée de posséder une sphère de Dyson en raison d’une baisse périodique de sa luminosité. Les données du télescope ont montré que cette variation était en réalité causée par un disque de poussière dense, probablement issu de la collision de deux planètes ou de la fragmentation d’un objet céleste. L’autre étoile, située à 1 400 années-lumière, présentait une émission infrarouge élevée due à des éruptions stellaires répétées, un phénomène naturel où une étoile libère soudainement une grande quantité d’énergie.

Ce que ça pourrait changer

La conclusion des observations du *James Webb* signifie que les sept étoiles initialement identifiées comme candidates pour une *sphère de Dyson* ne présentent finalement aucune preuve de mégastructure artificielle. Cette absence de détection confirme que, si des civilisations extraterrestres avancées existent, elles n’ont pas encore construit de telles structures, ou du moins pas autour de ces étoiles. Les astronomes soulignent que cette recherche reste cruciale, car elle permet d’affiner les méthodes de détection de signaux technologiques extraterrestres. Elle rappelle également que l’Univers réserve encore de nombreuses surprises, où des phénomènes naturels peuvent imiter des signatures technologiques.

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