Biscuits, pâtes à tartiner
Une nouvelle taxe sur les produits sucrés pourrait être introduite..
Le gouvernement français étudie la possibilité d’instaurer une taxe sur les produits sucrés transformés, comme les biscuits, les pâtes à tartiner ou les sodas, pour financer le budget 2027. Cette mesure, confirmée par Serge Papin, ministre du Commerce, s’inscrit dans un contexte de santé publique. Elle vise à lutter contre l’obésité et le diabète, deux problèmes en hausse dans le pays. Selon Serge Papin, un enfant de 9 ans consomme aujourd’hui autant de sucre qu’un adulte de 60 ans en une année. La taxe pourrait rapporter 200 millions d’euros, mais le secteur agroalimentaire craint une hausse des prix pour les consommateurs. Serge Papin a précisé qu’il n’avait pas encore pris de décision définitive, mais que la santé publique restait une priorité.
Les produits visés par cette taxe incluent les biscuits, les pâtes à tartiner, les céréales du petit-déjeuner et d’autres aliments transformés contenant un seuil élevé de sucre. Le gouvernement n’a pas encore défini précisément ce seuil, mais cinq à six catégories de produits pourraient être concernées. Cette mesure s’ajouterait à une taxe déjà existante sur les boissons sucrées, qui a rapporté environ 800 millions d’euros en 2025. L’Assurance maladie avait déjà plaidé en 2025 pour une extension de cette taxe à d’autres produits gras, salés, sucrés ou ultra-transformés. Le secteur agroalimentaire, représenté par l’Ania (Association nationale des industries alimentaires), s’oppose fermement à cette idée, craignant une augmentation du coût de la vie pour les ménages.
Jean-François Loiseau, président de l’Ania, dénonce une mesure qui pénaliserait davantage le pouvoir d’achat des Français, déjà fragilisé par l’inflation. Il craint que la taxe ne dépasse largement les 200 millions d’euros initialement prévus et pourrait atteindre jusqu’à un milliard d’euros à terme. Serge Papin a reconnu que cette taxe n’était pas sa solution préférée, mais il a souligné l’urgence de la situation face à l’augmentation des maladies liées à une consommation excessive de sucre. Le gouvernement cherche ainsi à financer une partie du budget 2027 tout en incitant les consommateurs à adopter des habitudes alimentaires plus saines.
Cette proposition s’inscrit dans un contexte économique tendu, marqué par une inflation persistante et des dépenses publiques élevées. Le gouvernement explore plusieurs pistes pour équilibrer son budget, dont une participation minimale de 350 euros pour les titulaires d’un CPF (Compte Personnel de Formation) afin de financer des formations, contre 150 euros actuellement. Les demandeurs d’emploi et certaines formations stratégiques (défense, industrie, transition écologique) seraient exemptés. Ces mesures visent à réduire les dépenses tout en ciblant des secteurs prioritaires, mais elles suscitent également des débats sur leur efficacité et leur acceptabilité sociale.

