Inondations au Népal : au moins 472 morts et plus de 1 400 disparus
Une nouvelle menace qui complique les efforts des secours. La Chine et le Népal craignent de nouvelles coulées de boue dans la région himalayenne où une crue dévastatrice a fait au moins 472 morts et plus de 1 400 disparus..
Les inondations survenues au Népal le 26 août 2026 ont causé la mort d’au moins 472 personnes, dont 469 au Népal et 3 au Tibet voisin. Plus de 1 400 personnes sont toujours portées disparues, ce qui porte le bilan humain à un niveau particulièrement lourd. Ces chiffres proviennent d’un bilan encore provisoire, car les opérations de secours se poursuivent dans des conditions difficiles. Les autorités locales et les organisations humanitaires tentent d’évaluer l’ampleur réelle de la catastrophe, mais les accès aux zones les plus touchées restent limités en raison des destructions et des risques persistants. Les survivants, souvent traumatisés, cherchent désespérément des proches ou des informations sur leur sort.
Une nouvelle menace aggrave la situation : la rupture possible d’une retenue d’eau en surplomb, située au Tibet. Les autorités chinoises ont alerté sur le risque élevé de formation d’une coulée de boue ou d’une inondation supplémentaire, en raison de la rupture d’un lac formé par les glissements de terrain consécutifs aux premières inondations. Ce phénomène, appelé coulée de débris ou lahar en géologie, survient lorsque des masses d’eau et de terre se déversent brutalement dans les vallées. Les secours ont reçu l’ordre d’interrompre temporairement leurs recherches pour éviter d’aggraver les pertes humaines. Cette situation illustre la vulnérabilité des régions himalayennes, où les catastrophes naturelles s’enchaînent parfois en cascade.
Les habitants de la région de Rasuwa, où vivent 42 000 Népalais, sont particulièrement touchés. Bitina, une habitante, a vu plusieurs de ses proches emportés par la coulée de boue. Son témoignage reflète l’angoisse des survivants, qui redoutent les prochains jours en raison des risques persistants. Les villages isolés, souvent accessibles uniquement à pied ou par des routes endommagées, manquent de moyens pour organiser des évacuations ou recevoir des secours. Les infrastructures locales, comme les hôpitaux ou les centres de rassemblement, sont submergées par l’afflux de blessés et de personnes en quête d’informations. Les autorités tentent de coordonner les efforts, mais les ressources disponibles sont insuffisantes face à l’ampleur de la crise.
La Chine et le Népal collaborent pour gérer cette crise, mais les tensions géopolitiques compliquent parfois les échanges d’informations. La Chine a alerté le Népal sur le risque de rupture d’une retenue d’eau en territoire tibétain, ce qui a conduit à l’arrêt temporaire des opérations de secours. Les deux pays partagent une frontière himalayenne et sont régulièrement confrontés à des catastrophes naturelles liées à la fonte des glaciers ou aux moussons intenses. Les autorités des deux côtés de la frontière doivent gérer non seulement les conséquences immédiates, mais aussi les risques futurs, comme l’accumulation d’eau dans des zones instables. Les organisations internationales, comme la Croix-Rouge, apportent un soutien logistique, mais leur intervention reste limitée par l’accès difficile aux zones sinistrées.
Le Népal est un pays montagneux situé dans l’Himalaya, une chaîne de montagnes qui s’étend sur plusieurs pays, dont la Chine et l’Inde. Cette région est particulièrement vulnérable aux catastrophes naturelles en raison de son relief accidenté, de ses glaciers en fonte rapide et de ses moussons intenses, qui apportent des pluies diluviennes entre juin et septembre. Les inondations et les coulées de boue sont fréquentes, mais celle d’août 2026 se distingue par son ampleur et son bilan humain. Les scientifiques attribuent en partie cette intensification des phénomènes extrêmes au *changement climatique*, qui augmente la fréquence et la violence des événements météorologiques. Les glaciers himalayens, qui alimentent les rivières locales, fondent à un rythme accéléré, ce qui aggrave les risques d’inondations.

