Pas de «poudre magique» dans le cadre financier du PLQ
Le parti de Charles Milliard annulerait les mesures sur la taxe de bienvenue et la TVQ à l’épicerie..
Le Parti libéral du Québec (PLQ), dirigé par Charles Milliard, a présenté un cadre financier pour les élections de 2026. Ce document détaille les intentions du parti en matière de dépenses et de revenus de l’État québécois. Le PLQ propose de limiter la croissance des dépenses publiques à 1 % par an entre 2028 et 2030, après une augmentation de 2,6 % en 2027-2028 et de 3,5 % en 2026-2027. L’objectif est d’atteindre l’équilibre budgétaire en 2029-2030. Charles Milliard a insisté sur le caractère réaliste de ce cadre, le qualifiant de « sans poudre magique », c’est-à-dire sans promesse irréaliste ou solution miracle. Le parti justifie cette approche par la nécessité de corriger la gestion financière des années précédentes, qu’il juge trop dépensière.
Si le PLQ remporte les élections, il compte annuler deux mesures mises en place par le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ). La première concerne le remboursement de la taxe de bienvenue pour les premiers acheteurs de maison, une taxe payée lors de l’achat d’un bien immobilier. La seconde est l’abolition de la TVQ (Taxe de vente du Québec) sur certains produits d’épicerie, une taxe provinciale de 9,975 % qui s’ajoute à la TPS fédérale. Ces deux annulations permettraient au PLQ de générer 243 millions d’euros de revenus supplémentaires par an à partir de 2027-2028, selon les chiffres avancés par la CAQ. Ces mesures visent à réduire les dépenses publiques et à améliorer les finances de l’État.
Le PLQ prévoit supprimer l’équivalent de 12 000 postes dans la fonction publique québécoise sur cinq ans. Cette réduction s’inscrit dans une volonté de maîtriser les dépenses de l’État sans toucher aux services essentiels comme la santé, l’éducation ou la culture. Charles Milliard a précisé qu’aucune coupe n’affecterait ces secteurs prioritaires. La mesure vise à rendre l’administration publique plus efficace tout en limitant l’augmentation des dépenses. Cette proposition s’ajoute à la limitation de la croissance des dépenses publiques à 1 % par an entre 2028 et 2030, un rythme bien inférieur aux années précédentes.
Charles Milliard a critiqué la gestion financière du gouvernement actuel, dirigé par la première ministre Christine Fréchette. Selon lui, les années de gouvernance de la CAQ ont « plombé les finances publiques » en augmentant notamment le *service de la dette*, c’est-à-dire les intérêts à payer sur la dette de l’État. Le PLQ reproche à la CAQ d’avoir adopté des mesures coûteuses sans toujours évaluer leur impact à long terme. Milliard a souligné que son parti propose un « retour à un réalisme économique », en évitant les dépenses excessives et en privilégiant des solutions pragmatiques. Cette critique s’appuie sur une volonté de rétablir la confiance dans la gestion des finances publiques québécoises.

