Pour la première fois, ChatGPT est poursuivi pour exercice non autorisé de la médecine qui aurait retardé le diagnostic d'une embolie pulmonaire
Un pasteur de Floride poursuit OpenAI en justice après que ChatGPT aurait minimisé pendant six semaines les symptômes d'une embolie pulmonaire quasi fatale, tout en lui déconseillant de consulter un médecin..
Pour la première fois, une entreprise a engagé des poursuites contre le chatbot ChatGPT, développé par OpenAI, pour exercice non autorisé de la médecine. Selon l’article publié le 27 juillet 2026 par Science et Vie, cette action en justice fait suite à un cas où l’utilisation de l’IA aurait retardé le diagnostic d’une embolie pulmonaire, une urgence médicale grave. L’embolie pulmonaire survient lorsqu’un caillot sanguin bloque une artère des poumons, empêchant l’oxygénation normale du sang. Sans traitement rapide, cette pathologie peut être mortelle. Les poursuites visent à établir si ChatGPT a fourni des conseils médicaux inappropriés, en agissant comme un professionnel de santé sans en avoir le droit légal. L’affaire soulève des questions sur la responsabilité des outils d’intelligence artificielle dans des domaines aussi sensibles que la santé.
Aux États-Unis, l’exercice non autorisé de la médecine est un délit qui consiste à prodiguer des soins, des diagnostics ou des prescriptions sans être titulaire d’un diplôme reconnu. Dans ce cas précis, il est reproché à ChatGPT d’avoir analysé les symptômes d’un patient et suggéré une prise en charge inadaptée, retardant ainsi la détection de l’embolie pulmonaire. L’article ne précise pas si le patient a subi des dommages irréversibles, mais l’accusation repose sur le fait que l’IA a interféré dans une décision médicale cruciale. Les avocats du plaignant estiment que OpenAI, l’entreprise derrière ChatGPT, aurait dû encadrer davantage l’utilisation de son outil dans un cadre médical. Cette affaire pourrait établir un précédent juridique pour les futures interactions entre IA et santé.
Les outils d’IA comme ChatGPT sont de plus en plus utilisés pour assister les professionnels de santé, par exemple pour analyser des données médicales ou répondre à des questions générales sur des symptômes. Cependant, leur utilisation soulève des défis éthiques et juridiques majeurs. En effet, une IA n’a pas la capacité de poser un diagnostic précis ni de prescrire un traitement adapté, car elle ne dispose ni de la formation ni de la responsabilité légale d’un médecin. Dans ce cas, l’IA aurait mal interprété les informations fournies par le patient, conduisant à une erreur de jugement. Cette affaire met en lumière les limites des chatbots dans des domaines aussi critiques que la médecine, où une erreur peut avoir des conséquences dramatiques.
Cette poursuite judiciaire pourrait avoir des répercussions majeures sur le développement et l’utilisation des intelligences artificielles dans le secteur médical. Si *OpenAI* est reconnue coupable, cela pourrait inciter d’autres entreprises à renforcer les garde-fous autour de leurs outils, comme des avertissements clairs sur leurs limites ou des restrictions d’usage. À l’inverse, une décision en faveur de *ChatGPT* pourrait ouvrir la porte à une utilisation plus large, mais risquée, des IA dans la santé. Les experts soulignent la nécessité d’un cadre réglementaire strict pour encadrer ces technologies, afin de protéger les patients tout en permettant l’innovation. Cette affaire rappelle que l’IA, aussi sophistiquée soit-elle, ne peut remplacer le jugement humain dans des contextes aussi sensibles que la médecine.

