NapseflowNapseflow
Géopolitique

Dans le sud de l’Italie, on soutient la grève des routiers malgré les rayons vides

Courrier International · mis à jour il y a 15 j

Les supermarchés du sud de l’Italie sont touchés par des pénuries en raison de la mobilisation des transporteurs et des agriculteurs pour dénoncer le prix des carburants. Leur mouvement reste toutefois largement soutenu par la population, et certains n’entendent pas se démobiliser malgré les aides annoncées par le gouvernement, raconte “La Stampa”..

Grève des routiers

Depuis le 14 octobre 2026, les conducteurs de poids lourds du sud de l’Italie, rejoints par les agriculteurs, mènent une grève pour protester contre l’augmentation du prix des carburants. Ce mouvement s’inscrit dans un contexte de tensions économiques accrues, où le coût de l’essence et du diesel pèse lourdement sur les professionnels du transport et de l’agriculture. Les blocages des axes routiers principaux perturbent les chaînes d’approvisionnement, notamment pour les produits frais, essentiels à l’alimentation des populations locales. Les revendications des grévistes visent à obtenir des mesures gouvernementales pour stabiliser ou réduire les prix des carburants, jugés trop élevés pour permettre une activité économique viable. Cette mobilisation s’ajoute à d’autres mouvements sociaux récents en Europe, reflétant une crise plus large liée à l’inflation et au pouvoir d’achat.

Pénuries dans les supermarchés

Les blocages routiers ont entraîné des pénuries dans les supermarchés du sud de l’Italie, notamment dans la région de Caserte, située à une trentaine de kilomètres au nord de Naples. Les rayons de produits frais, comme les fruits, légumes, viandes ou produits laitiers, sont particulièrement touchés, avec des rayons souvent vides ou quasi vides. Les habitants doivent se contenter de produits de base ou de conserves, comme en témoigne Vincenza Caccavale, qui compare la situation à celle vécue pendant la pandémie de Covid-19, mais en plus critique. Les livraisons interrompues pendant plusieurs jours aggravent la situation, et les clients se retrouvent contraints de modifier leurs habitudes d’achat, avec des conséquences directes sur leur quotidien.

Soutien populaire

Malgré les difficultés d’approvisionnement, la population du sud de l’Italie soutient majoritairement la grève des routiers et des agriculteurs. Paola Solimene, une cliente interviewée par La Stampa, explique qu’elle comprend les revendications des grévistes et considère leur combat comme légitime, même si cela complique sa vie quotidienne. Elle reconnaît que les habitants devraient aussi manifester pour soutenir les mobilisations, mais admet que beaucoup restent passifs par peur ou par manque de temps. Cette solidarité s’explique par un sentiment d’injustice partagé face à la hausse des prix, qui touche l’ensemble des citoyens, et par la reconnaissance du rôle clé joué par les routiers et agriculteurs dans l’approvisionnement du pays.

Réaction du gouvernement

Face à la crise, le gouvernement italien a annoncé des aides pour atténuer l’impact de la hausse des carburants sur les professionnels et les consommateurs. Ces mesures visent à réduire temporairement le coût de l’essence et du diesel, mais leur efficacité reste limitée aux yeux des grévistes, qui estiment que ces annonces ne répondent pas à l’ampleur de leurs revendications. Les autorités tentent de concilier apaisement des tensions et maintien de l’ordre public, alors que des blocages persistent dans plusieurs régions. La situation reste tendue, avec un risque de prolongation des perturbations si aucun accord n’est trouvé entre les parties.

Ce que ça pourrait changer

Les habitants comparent la situation actuelle à celle vécue pendant la pandémie de Covid-19, notamment en raison des rayons vides et des difficultés à se procurer des produits essentiels. Cette comparaison souligne l’ampleur des perturbations causées par la grève, qui rappelle les crises d’approvisionnement passées. Cependant, les experts soulignent que les causes sont différentes : la pandémie avait perturbé les chaînes de production mondiales, tandis que la grève actuelle est directement liée à des choix politiques et économiques nationaux, comme la fiscalité sur les carburants. Cette crise met en lumière la vulnérabilité des systèmes d’approvisionnement locaux face à des mouvements sociaux ciblés.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.