L’Italie domine le contre-la-montre par équipes mixtes des Mondiaux de cyclisme
Les Canadiens ont connu des ennuis lors de cette épreuve..
L’équipe italienne a remporté le contre-la-montre par équipes mixtes des Championnats du monde de cyclisme sur route de Montréal, une épreuve chronométrée où les coureurs doivent parcourir une distance donnée le plus rapidement possible. L’Italie a terminé le parcours de 40,6 kilomètres en 51 minutes et 32,28 secondes, devançant de 8,63 secondes la France, qui a pris la deuxième place. Les Suisses ont complété le podium, à 19,90 secondes des vainqueurs. Cette compétition oppose des équipes composées de trois hommes et trois femmes, qui doivent collaborer pour optimiser leur temps. Les Italiens, composés de Mattia Cattaneo, Filippo Ganna, Matteo Sobrero, Vittoria Guazzini, Elisa Longo Borghini et Monica Trinca Colonel, ont ainsi décroché le titre mondial lors de cette édition 2026.
L’équipe canadienne, composée de Pier-André Côté, Olivia Baril, Nickolas Zukowski, Nadia Gontova, Alison Jackson et Michael Leonard, a terminé en neuvième position avec un temps de 52 minutes et 39,96 secondes, soit à plus de deux minutes des Italiens. Cette performance a été marquée par des difficultés majeures. Zukowski a dû abandonner après environ six kilomètres en raison de problèmes physiques, réduisant l’équipe à deux coureurs pour le reste de l’épreuve. Cette situation a forcé ses coéquipiers à adapter leur stratégie en temps réel. Malgré ces contraintes, Baril a mené l’équipe dans une portion très exigeante, avant de laisser ses coéquipières Gontova et Jackson terminer la course. Le Canada a ainsi subi un revers dans une compétition où la cohésion et l’endurance sont essentielles.
Le contre-la-montre par équipes mixtes est une épreuve exigeante qui combine endurance, synchronisation et stratégie. Contrairement à une course en peloton où les coureurs peuvent se relayer en groupe, ici, chaque équipe doit gérer ses relais de manière optimale pour éviter l’épuisement prématuré. Les coureurs canadiens ont souligné la difficulté de cette épreuve, notamment la gestion des relais et la récupération en groupe réduit. Zukowski a expliqué que rouler à trois, au lieu de sept ou huit comme dans les grands tours, rend les efforts plus intenses, car les tours de relais reviennent plus souvent. Les conditions météo, comme le vent, ont également joué un rôle crucial, rendant l’épreuve encore plus ardue pour les participants.
Olivia Baril a partagé la stratégie adoptée par l’équipe canadienne féminine pour maximiser leurs chances. Elle a pris des relais plus longs en début de course, puis a sacrifié ses forces dans une portion très venteuse et technique, permettant à ses coéquipières de récupérer avant la fin. Cette décision, bien que difficile, visait à optimiser le temps global de l’équipe. Baril a expliqué avoir calculé que la personne restant en tête à ce moment-là subirait un effort intense, mais que ses coéquipières pourraient mieux récupérer derrière. Cette approche illustre l’importance de la coordination et du sacrifice individuel dans une épreuve où chaque seconde compte.
Après cette compétition, les cyclistes juniors prendront le relais avec un contre-la-montre prévu le même jour. Les garçons juniors devront parcourir 20,3 kilomètres, tandis que les filles juniors s’affronteront sur 10,7 kilomètres. Le Canada sera représenté par Elly Moore et Élodie Malois chez les filles, ainsi que par Zacharie Moreau et Carter Deveer chez les garçons. Ces épreuves juniors marquent une nouvelle étape dans les Championnats du monde, avec des parcours adaptés aux jeunes athlètes. La compétition reprendra le lendemain avec les courses sur route chez les femmes de moins de 23 ans et les hommes.

