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Généraliste

Guerre tarifaire : une rencontre prévue cet après-midi entre les deux parties

ICI Radio-Canada · mis à jour 8 sept.

Le représentant américain au commerce a indiqué qu'une réponse américaine aurait lieu dès mardi après-midi..

Contexte des tensions

Les tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis ont pris une nouvelle tournure en septembre 2026. Tout commence fin août 2026, lorsque les États-Unis décident d’imposer de nouveaux tarifs douaniers de 50 % sur des produits canadiens. Ces tarifs douaniers sont des taxes prélevées à la frontière sur les marchandises importées d’un pays étranger. Leur objectif est généralement de protéger les industries locales en rendant les produits étrangers plus chers. Dans ce cas, les États-Unis visaient des produits canadiens, ce qui a provoqué une réaction immédiate d’Ottawa. Le Canada a choisi de riposter en appliquant à son tour des surtaxes sur des produits américains, marquant ainsi le début d’une guerre tarifaire. Ce terme désigne un conflit économique où deux pays s’affrontent en augmentant successivement les taxes sur les importations de l’autre, dans le but de protéger leurs propres marchés.

Riposte canadienne

Dès le 8 septembre 2026, le Canada a mis en place des contre-mesures sous forme de surtaxes sur près de 28 milliards de dollars de produits américains. Ces surtaxes varient selon les produits : 15 %, 25 % ou 50 %. Par exemple, un produit taxé à 15 % verra son prix augmenter de 15 % à l’importation au Canada. Ces mesures visent à pénaliser les exportations américaines vers le Canada et à inciter les États-Unis à revenir à la table des négociations. Le premier ministre canadien, Mark Carney, a justifié cette riposte en soulignant qu’elle était nécessaire pour protéger les travailleurs, les entreprises et les communautés canadiennes. Il a également reconnu que ces mesures avaient un coût, mais que l’inaction aurait été bien plus coûteuse à long terme.

Réponse américaine attendue

Le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, a annoncé qu’une réponse des États-Unis serait dévoilée dès l’après-midi du 8 septembre 2026, en réaction aux surtaxes canadiennes. Cette réponse pourrait prendre la forme de nouvelles taxes sur les produits canadiens ou d’autres mesures protectionnistes. Greer a également indiqué qu’un appel téléphonique était prévu entre lui et le ministre canadien du Commerce, Dominic LeBlanc, pour discuter des prochaines étapes. Ces échanges s’inscrivent dans un contexte où les deux pays tentent d’éviter une escalade incontrôlable du conflit, tout en défendant leurs intérêts économiques. Des discussions informelles auraient déjà eu lieu entre les deux hommes au cours du week-end précédant l’annonce.

Mesures québécoises

En parallèle de la guerre tarifaire entre Ottawa et Washington, la première ministre du Québec, Christine Fréchette, a annoncé des mesures pour protéger l’économie québécoise. Elle a notamment réservé certains appels d’offres publics aux entreprises québécoises ou canadiennes, pour une durée de quatre mois, jusqu’en janvier 2027. Ces appels d’offres représentent un montant total de 1,5 milliard de dollars. L’objectif est de soutenir les entreprises locales en limitant la concurrence étrangère, notamment américaine, sur les contrats publics. Fréchette a précisé que moins de 10 % des entreprises américaines soumissionnent pour ces appels d’offres au Québec, ce qui limite l’impact direct de cette mesure sur les États-Unis.

Ce que ça pourrait changer

Cette guerre tarifaire s’inscrit dans un contexte économique tendu, où chaque pays cherche à protéger ses industries et ses emplois. Pour le Canada, l’enjeu est de limiter les pertes causées par les tarifs américains tout en évitant une escalade qui pourrait nuire à son économie. Les surtaxes canadiennes visent des produits stratégiques, mais elles risquent également d’augmenter les prix pour les consommateurs et les entreprises canadiennes. De son côté, le Québec adopte une approche plus ciblée, en ciblant spécifiquement les appels d’offres publics. Les prochaines heures seront cruciales pour savoir si les deux parties parviendront à trouver un terrain d’entente ou si le conflit s’aggravera, avec des conséquences potentielles pour les économies des deux pays.

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