Où se planquer?
Les incendiaires sans foi ni loi ont pullulé cet été, au sens propre comme au sens figuré..
L'été 2023 a été marqué par une multiplication des incendies de forêt, tant en France qu'en Amérique du Nord. En France, des images de murs de flammes ont balayé des zones comme le cap Ferret ou le massif du Gros Bessillon dans le Var. Aux États-Unis, des feux dans l'ouest du Canada ont envoyé des panaches de fumée jusqu'à New York. Ces catastrophes naturelles ont été aggravées par des vagues de chaleur prolongées, rendant le travail des pompiers particulièrement difficile. Par exemple, au cap Ferret, les incendies ont détruit des paysages et des habitations, tandis qu'au Muy dans le Var, un incendie a été attribué à une action humaine. Ces événements ont perturbé les projets de voyage de l'auteur, qui prévoyait de se rendre en France pour échapper à d'autres crises.
L'auteur évoque également des tensions géopolitiques majeures, comme la possibilité d'une troisième guerre mondiale déclenchée par des conflits en Iran, en Ukraine ou au Liban. Il mentionne notamment l'Iran, la Chine, le Canada et Israël comme acteurs clés dans ces tensions. L'auteur souligne le rôle de l'ancien président américain Donald Trump, dont le comportement imprévisible et les déclarations désordonnées ont contribué à une atmosphère de chaos. Trump est décrit comme un acteur déstabilisant, avec des habitudes de communication agressives et contradictoires. Ces tensions ont renforcé un sentiment de vulnérabilité mondiale, notamment en raison de la perception d'une possible escalade militaire ou politique.
Face à ces menaces, l'auteur se considère chanceux de posséder un passeport français, qu'il voit comme un moyen de fuir rapidement avec sa famille en cas de crise majeure. Cependant, ce refuge potentiel a été compromis par les incendies en France, notamment dans le Var, où des zones comme Gassin ou Le Muy ont été menacées. Le préfet du Var a confirmé que l'incendie au Muy était d'origine humaine, ajoutant une dimension criminelle à ces catastrophes. L'auteur exprime ainsi un sentiment de piège entre des incendies naturels et des actes malveillants, tant en France qu'à l'étranger.
L'auteur décrit également une situation de pollution record à Chicago, où le niveau de particules fines a atteint le pire niveau jamais enregistré dans une grande ville mondiale selon la société suisse IQAir, le 16 juillet 2023. À Chicago, surnommée Loop, l'air était décrit comme gris foncé, jaunâtre et difficile à respirer. Cette pollution, liée aux incendies au Canada, a ajouté une dimension environnementale aux crises déjà présentes. L'auteur se demande où se cacher face à ces multiples menaces, qu'elles soient naturelles, politiques ou environnementales, et comment réagir face à des scénarios qui semblent annoncer une fin du monde.
Pour faire face à cette accumulation de crises, l'auteur évoque des moyens de réflexion et d'échappatoire. Il mentionne la lecture, notamment le dernier tome de Proust, un roman d'Éric-Emmanuel Schmitt intitulé Juste après Dieu, et des œuvres de Simenon. Il souligne aussi l'apport de ses amis, qui l'ont aidé à repenser ses idées reçues, ainsi que les conseils d'une amie journaliste ayant passé un mois en Normandie, une région devenue temporairement attractive en raison des canicules. Enfin, il évoque une intervention de l'actrice Isabelle Huppert lors d'une projection à New York, où elle a souligné l'importance de maintenir en vie des activités culturelles comme le cinéma, malgré leur déclin apparent.
L'auteur conclut en soulignant que la culture, comme la République américaine ou la planète, peut être perçue comme en déclin, mais qu'il est essentiel de la maintenir en vie. Il cite une remarque d'Isabelle Huppert lors d'un débat à New York, où elle a répondu à une question sur le déclin de la lecture et du cinéma en déclarant : *« Peut-être que c’est bien de dire que ça va mourir, juste pour le tenir en vie. »* Cette phrase illustre une réflexion sur la résilience et l'importance de préserver ce qui compte, malgré les crises. L'auteur suggère ainsi que, face aux catastrophes, la culture et la réflexion peuvent offrir un refuge mental et émotionnel.

